Le 3 ème soleil




LE TROISIÈME SOLEIL.









Avant-propos :


On continue de se balader dans cette belle Constellation du Diamant, où de nombreux Terriens aimeraient vivre.
Je vous emmène et peut-être vous reconnaîtrez-vous ?...C’est parti… !






Résumé :

A 200 millions d’années-lumière de la Terre…..

Kùra l’exploratrice visite les quelques planètes très éloignées à l’extrémité de la Constellation du Diamant, dans la galaxie du même nom, avec son oiseau lyre et Lyn son singe bleu. Planètes de sable et de rocs, la plupart étaient répertoriées non habitables, éclairées par trois soleils, disposés en triangle.






Partie 1.


Le système des trois soleils.



Kùra n’était plus la déesse d’or de sa planète, et ne faisait plus partie des 110 sages. Ce rôle était terminé pour elle, sans état d’âme. Elle avait passé la main, et les Seigneurs des secrets lui avait confié cette mission d’aller améliorer les connaissances sur l’existence de ses petites planètes très lointaines, plus ou moins oubliées.
Bien que voyageant beaucoup, elle avait du mal à quitter sa planète Cooù et ses vibrations particulières.
Son petit vaisseau très rapide ultra perfectionné offert par les sages de la planète Tajo, avait mis quatre rotations des soleils de Tajo, pour parvenir jusqu’ici, malgré l’emprunt d’un espace temps très linéaire qui lui avait permis d’utiliser sa nouvelle propulsion encore secrète.

Cette première planète à explorer, qui n’avait pas encore de nom, était très chaude, apparemment désertique, avec quand même deux océans à son pôle sud.
Kùra se posa précisément en bordure de celui situé le plus près de très hautes dunes de sable ocre, et de quelques rares forêts d’arbres bleus.
L’hologramme de sa combinaison argentée lui indiquait l’ajout au bras gauche d’un boîtier nécessaire à une respiration plus confortable la vie était donc tout à fait possible. Seul son singe pouvait l’accompagner. L’atmosphère n’étant pas propice à l’oiseau_lyre, celui-ci aurait manqué d’oxygène et il serait donc le gardien du vaisseau.

Doté d’une physiologie capable de grande apnée sous marine, son singe Lyn s’adaptait à de multiples situations. Doté de sept doigts à chaque main, télépathe, la petite femelle était d’une grande intelligence, lui permettant de piloter un vaisseau. Mais pas trop longtemps, car son espièglerie lui jouait souvent des tours. Même si elle prenait son rôle d’exploratrice très au sérieux dans sa combinaison dorée..
Kùra et Lyn partirent à pied en direction de la petite forêt. De gros insectes inconnus les escortèrent sans agressivité. Lyn ne manqua pas de sauter très haut pour essayer de jouer avec eux.

Les trois soleils, blancs et jaunes qui éclairaient des dizaines de planètes et leurs nombreuses lunes, donnaient un relief très étrange au décor environnant, au travers de lointains et gigantesques tourbillons de sable. La luminosité du jour n’était pas en rapport avec l’éclat des trois soleils…
Bien que très lointaines de l’Empire de la paix, ces planètes devraient vibrer à l’Age du Diamant, et si habitants il y avait, ils ne devraient pas être belliqueux. Mais l’exploration exigeait une grande vigilance.
Kùra chercha un endroit propice à une méditation d’exploration vibratoire. Elle trouva une petite clairière avec de très grandes fleurs colorées, tout à fait inattendues.
Lyn comprit l’intention de son amie et se calma respectueusement.
.Aucune des deux n’était supérieure à l’autre, et le respect était la règle comme sur les planètes de l’Empire du Diamant. Ce qui n’empêchait pas de vivre constamment dans la joie et la bonne humeur.
Kùra se mit en position de développement d’ondes alpha en ralentissant son cœur au maximum, et sentit presque immédiatement quelque chose d’étrange. Ces 21 sens en éveil perçurent un appel au secours. Elle mit un certain temps à trouver à quoi correspondait cette vibration particulière, et sélectionna le noyau de la planète. Cette situation était une première. Y avait-il un peuple souterrain en difficulté ? Étaient-ce des animaux, des végétaux, un noyau minéral ou quelque chose de totalement inconnu pour Kùra ?.
Elle resta un bon moment en réception et pensa finalement que le mieux était de survoler et d’observer attentivement le relief de la planète.

C’est lorsqu’elle survola un gigantesque canyon, que de grands tourbillons attirèrent son attention. Ceux-ci sortaient d’anfractuosités tellement profondes, qu’ils auraient pu venir du centre de la planète. C’est ce que lui confirma l’écran de contrôle, ainsi que la composition de ces tornades, sable, eau, or, fer, nickel en très fines particules. Par quels vents étaient expulsés ses tourbillons qui circulaient très vite, et qui semblaient tous s’estomper au même endroit, dans ce qui devait être un lac asséché.
L’analyse de l’atmosphère de la planète, rendait la vie très précaire dans certains endroits avec des composés gazeux d’hydrogène, d’hélium, très peu d’eau, et peu de végétation. Beaucoup de sable ocre et des amas de pierres chaotiques. Après ce relief plat et désertique le paysage changea brusquement au profit de quelques grands canyons tout à fait inattendus.
Kùra se demanda quel nom elle pourrait donner à cette planète. Peut-être un, en rapport avec la formation en triangle de ses trois soleils. Le plus blanc et le plus lumineux était celui du sommet de ce triangle, mais sa lumière avait quelque chose d’étrange. Cette configuration restait assez rare dans la galaxie.
La lumière était à la fois l’aube, l’aurore, et le crépuscule. Pas de nuit. Mais finalement cette planète ne manquait pas de charme avec toutes ces singularités. Vingt deux planètes formaient ce système, sept avaient des anneaux.
Alors que le petit vaisseau survolait un océan de mer verte avec de très fortes taches ocre par endroit, elle enregistra de très forts vents instables et tourbillonnants.
La rive la plus au sud laissa apparaître une grande plage et une végétation beaucoup plus agréable, d’arbres bleutés et de grandes étendues de savanes gris bleu dans de grands bassins circulaires, où volaient de nombreux oiseaux colorés, aux envergures impressionnantes..
Kùra trouva cet endroit propice à une visite. L’atmosphère était respirable avec un vent chaud chargé d’une humidité salutaire. L’exploratrice et ses deux compagnons s’installèrent dans leur bulle de verre, sortie du ventre du vaisseau. Kùra s’attendait à trouver quelques mammifères, mais rien que des oiseaux pour l’instant. La vie y était donc bien installée.
Du relief du sol apparut sur son écran dans différentes dimensions, elle vit des insectes surprenants ressemblant à des criquets. Ils étaient de la taille des arbres environnants, et visiblement dérangés par le survol de la bulle venue d’ailleurs. Ils se dressèrent sur leurs pattes arrières, et entamèrent un regroupement, comme pour se consulter avec des mouvements d’antennes très précis.
Kùra débrancha ses écouteurs de commande de vol, immobilisa la bulle à une certaine altitude, et essaya le message télépathique,…Elle ne les considéra pas comme des ennemis et précisa sa position pacifique et son désir de rencontre en tant qu’exploratrice.
Elle savait qu’il lui fallait à chaque instant être vigilante, elle avait vue toute sorte de races, de toutes les couleurs, de formes bizarres, celles qui paraissaient les plus différentes de la race humaine étaient parfois les plus sensibles. Et encore de quelle façon pouvait-on dire qu’elles étaient différentes ?..
Elle ne parvint pas à établir le contact. Ces êtres étaient ils les habitants de cette planète ?
Ce qu’elle avait prit pour un appel au secours, ne lui arriva pas non plus.
Les insectes géants ne bougeaient pas. Ils étaient une centaine complètement immobiles. Pas de bruit, pas de vibration à capter, pas de mouvement, rien,.. ! Après tout cette planète était très loin de l’Empire de la Paix et il fallait s’attendre à des contacts inhabituels comme à chaque nouvelle découverte.
Le ciel changea subitement de couleur, Kùra se retrouva dans une pénombre orange. Le soleil formant le dessus du triangle avait fortement baissé d’intensité. Comment cela était-il possible, ? Et les insectes géants qui avaient subitement disparu. !

Drôle d’endroit pensa t-elle, pourtant convaincue que sa vie n’était pas en danger. Mais son oiseau-lyre, gardien fidèle hautement récepteur, lui fit comprendre le contraire, elle eut juste le temps de prendre de l’altitude à grande vitesse, pour éviter une attaque surprise d’oiseaux géants extrêmement agressifs. Lyn roula sur le sol en exagérant une peur imaginaire, car la petite guenon n’avait peur de rien, et s’imaginait facilement en train d’affronter ces oiseaux belliqueux.
L’exploratrice établit rapidement un rapport entre les évènements, et décida de rejoindre son vaisseau spatial, protégé par son bouclier invisible. Les oiseaux avaient disparu.

Kùra resta en observation pendant plusieurs rotations en banlieue planétaire. Les cycles solaires, les saisons, et les mouvements telluriques de la planète étaient des plus étranges. Les écrans d’analyse de sa surface, montraient que l’atmosphère changeait dans sa composition, les pluies étaient acides, tout était très différent d’un continent à l’autre. Les éléments de la nature étaient-ils fâchés, l’Age d’Or mental établi dans l’Empire était visiblement en retard dans cet endroit. Mais ce qui attirait sans cesse l’attention de l’habitante de Cooù, c’était ces trois soleils très étranges, qui manquaient sensiblement d’harmonie et de cohérence.
Elle était pourtant persuadée qu’une race pensante, humaine ou pas, occupait cette planète.
. Malgré la haute technologie et la sécurité de son vaisseau oblongue, elle se sentait parfois un peu seule et n’était pas spécialement tranquille. Mais ces petits coups de blues étaient très rares et la méthode appropriée était le chant de certaines voyelles de la langue universelle de la constellation du Diamant.
.Elle savait que sa position était connue en permanence sur sa planète, mais elle décida d’envoyer un rapport détaillé par le mode de pensée vert, à Dler, responsable actuel des vols spatiaux sur la planète Wedy
Elle refit le tour de la planète à basse altitude. Peut-être serait-elle inspirée pour lui donner un nom ?
Quelque chose d’insolite attira son attention. L’oiseau-lyre et son singe virent la même chose, en même temps qu’elle. Au survol d’une des immenses et profondes crevasses rocheuses, les trois compagnons virent monter doucement un anneau de lumière arc en ciel, composé d’une centaine de couleurs inconnues et magnifiques. Kùra avait vue beaucoup de chose dans sa vie, mais là elle resta sidérée. !
D’où pouvait bien venir cette manifestation. Comment se formait –elle ?
Elle essaya une communication, se concentra fortement sur plusieurs fréquences, après avoir pris de l’altitude et immobilisé son vaisseau.
Et là, surprise,…elle interpréta le message d’une peuplade réfugiée sous terre en détresse, prisonnière des androïdes qui occupaient cette planète. Mais alors pourquoi n’avait-elle aperçue que des oiseaux en surface,.. ?
Elle brancha une électrode à son oiseau-lyre, Lyn le singe le fit lui-même, ils savaient tous les deux ce que cela voulait dire, et ils se mirent à l’écoute télépathique, l’un sur le règne animal, l’autre sur le règne végétal. Les échanges de pensées apparurent sur un écran rond.

Kùra finit par établir le contact avec les Svinks peuple d’origine de la planète Ouruk. Ces derniers savaient déjà que l’exploratrice pouvait leur venir en aide. Ils étaient prisonniers des androïdes programmés par ceux qui avaient fini par fuir la planète et qui ne supportaient pas le changement de cycle. Deux sortes d’androïdes avaient été mises au point...Des oiseaux, de plumes, de chair et de sang, téléguidés mystérieusement par une vibration inconnue, et des androïdes à forme humanoïde ultra perfectionnés, autrefois au service des populations.
Les androïdes accomplissaient leur mission d’extermination des habitants sans pouvoir réfléchir davantage. Ils étaient donc programmés pour cela et étaient dangereux .Les oiseaux eux, armés naturellement par d’immense bec et pointes venimeuses à chaque bout d’aile étaient redoutables. Ils pouvaient tenir longtemps en énergie, alimentés par le troisième soleil comme allaient le supposer plus tard les explorateurs.
Les Svinks étaient au bord de l’extinction, si un évènement ne les sortait pas de ce mauvais pas. Ils n étaient plus que deux cent, c’est tout ce qu’il restait.
Avant d’en savoir davantage, Kùra envoya un appel d’urgence à Dler. Seule, elle ne pouvait rien faire. Son oiseau-lyre détecta un végétal compatissant prêt à les aider, et content de ce contact. Lyn essaya une pensée avec les oiseaux nombreux sur la planète. En vain. Nombre d’entre eux avaient la même mission que les androïdes et donc dangereux, comme ils avaient pu le constater. Ces agresseurs étaient-ils capables de percevoir ces échanges télépathiques ? D’après les Svinks, leurs programmations les rendaient complètement imbéciles et non télépathes. Ces robots jadis très dévoués, se cachaient sous une des seules montagnes élevées de cette planète qui s’appelait donc Ouruk.

Dler reçut les messages de Kùra.
Les vingt et une personne de treize races différentes constituant le groupe d’intervention en direction de Ouruk, s’apprêtèrent à la téléportation sur Runya, planète choisie pour une distance d’intervention raisonnable. De là, répartit sur deux vaisseaux chargé de vivres, d’eau dynamisée, et d’habitations solaires en kit, ils auraient pour mission de secourir les Svinks, et de rendre la planète peut-être plus habitable.
Tous responsables, ils étaient aussi accompagnés d’une dizaine d’animaux, oiseaux et mammifères, chargés chacun d’un travail bien précis, comme trouver de l’alimentation, ou des régions propices à de longs séjours...Les déprogrammations des androïdes resteraient le travail le plus délicat. En cas d’échec, il faudrait les détruire.L’étude des trois soleils, de leurs vingt huit planètes et satellites plutôt insolites, était également au programme.Parmi les pilotes, Jokel, le fils aîné de Dler avait quasiment la même mission que Kùra. Celle de rendre compte de l’avancée des états vibratoires et des âges mentaux, dans cet endroit de la Galaxie du Diamant, qui devait normalement quitter l’âge d’Or pour entrer dans l’Age du Diamant.

Runya, la planète relais, était dans une nuit dorée par la saison des tourbillons de sable, et quelques aurores boréales qui rendait l’atmosphère somptueuse et énigmatique.
Les deux vaisseaux étaient prêts à partir.
Éloignés de la planète, ils changèrent de couleur, et disparurent dans un espace-temps bleu, pour franchir l’énorme distance les séparant de la planète Ouruk.






Kùra savait désormais que le coup de main attendu arrivait. Elle s’empressa de rassurer les Svinks et leur demanda de tenir bon. Ses deux compagnons de voyage étaient ravis, mais conscients des difficultés à venir, car il faudrait être très vigilant.
Les trois voyageurs prirent la direction de la seconde planète de ce système étrange. Ils arrivèrent rapidement sur une planète verdâtre de taille moyenne, aussi énigmatique que tout le reste et qui semblait désertique. Analyse de l’atmosphère, négative pour la vie humaine, trop de soufre et d’ammoniaque avec de gros nuages colorés par les trois soleils.
Seule végétation, des immenses marécages d’algues et quelques lacs d’eau saumâtre qui supposaient une certaine forme de vie. Kùra nota sa position exacte, ses caractéristiques, fit trois prélèvements automatiques des algues de surface à trois endroits différents d’une grande étendue d’eau, et ne s’attarda pas davantage

.Elle savait par les Svinks que la vie existait sur au moins quatre des autres planètes. Était-ce une vie primaire sans technologie adaptée pour secourir les habitants des autres planètes ?.La deuxième planète en vue était beaucoup plus lointaine, bleue et brillante. Les trois explorateurs s’octroyèrent quelques périodes de repos en ondes alpha, le temps du voyage.

Pas d’emprunt d’espace temps particulier, il fallait découvrir cet endroit tranquillement.Les rotations planétaires de ces systèmes étaient très lentes, Kùra fit cinq fois la trajectoire des trois soleils avant d’atteindre la nouvelle planète. Malgré la distance, le plus gros des trois soleils présentait un angle particulier pour éclairer cette belle boule favorablement. Étrangement, les deux autres soleils semblaient ne servir à rien. Une des deux lunes satellites de cette planète aux anneaux bleus ajoutait un peu de charme à l’ensemble.
La vie pouvait très bien exister. De grands océans, un relief intéressant, quelques volcans, et une atmosphère qui semblait déjà propice aux oiseaux et mammifères marins. Kùra choisit un canyon à hauteur de l’équateur, en bordure d’une immense forêt d’arbres verts et rouges pour atterrir. Le vaisseau resta quelques instants en sustentation, le temps d’enregistrer les paramètres nécessaires à une petite ballade à l’air libre




.Lyn et Kùra descendirent en sautant joyeusement pour se dégourdir, tandis que l’oiseau-lyre s’envola verticalement à très grande vitesse. L’air était un peu froid, mais agréable, le ciel dégagé, mais l’éclat des soleils toujours aussi étrange. Anormalement ternes,, ils semblaient ne pas donner leur plein éclat. Ils manquaient de brillance…..mais Kùra avait l’habitude des merveilleux éclats des soleils de l’Empire du Diamant, tous très différents et sublimes.Ils partirent en direction de la forêt, l’oiseau-lyre en éclaireur, tournoyait en chantant des phrases aiguës et harmonieuses.L’exploratrice s’attendait vraiment à trouver des habitants et se brancha télépathiquement sur une fréquence qui lui sembla adéquate.Mais ce n’était pas le moment de relâcher l’attention, l’oiseau-lyre fondit littéralement sur le gros mammifère cornu, qui chargeait Kùra et Lyn. Il se percha sur l’énorme corne de son museau, et déploya ses ailes pour l’aveugler. L’animal dévia sa tra
jectoire, en essayant de se débarrasser de l’oiseau, en poussant de furieux cris rauques et rageurs. Il s’immobilisa net, et attendit que l’oiseau-lyre s’envole. Kùra en profita pour approcher en essayant de le calmer avec sa petite flûte à ultra son. L’énorme animal replia sa crête dorsale, l’oiseau sentit qu’il pouvait lui rendre la vue, en repliant ses ailes.
Lyn n’attendait que l’occasion de lui sauter dessus, car rien ne l’impressionnait.


L’animal continua de se calmer et regarda Kùra, avec ses yeux jaunes- verts lumineux. Prudente, et gardant ses distances, elle essaya un contact télépathique. C’est lyn qui réussi à se brancher, elle sauta de joie et commença à faire comprendre au gros mammifère qu’elle n’avait pas peur de lui. Ce qui le fit trépigner méchamment. Kùra comprit la situation et calma le jeu. Elle conseilla à Lyn d’être sérieuse et aimable. La petite guenon prit une position droite et digne,….mais elle n’eut pas le temps d’en faire davantage. Le gros quadrupède se retourna brusquement et démarra tel un bolide en direction d’une grotte assez proche. Échappant de peu à l’attaque fulgurante des oiseaux géants aux becs pointus comme des flèches extrêmement dangereux…La forêt était toute proche, mais Kùra et Lyn n’eurent pas le temps de l’atteindre. Inextrémis, elles appuyèrent sur le cadran du boîtier situé à leur poignet gauche,… leur bulle de protection magnétique leur sauva la vie ! L’oiseau lyre avait esquivé et partit en altitude à une vitesse folle. Il était plus rapide que ces agresseurs, mais seul, il n’avait aucune chance. Il essaya de se cacher dans la forêt, mais ce n’était pas son territoire, et les autres ne le lâchaient pas. Kùra et sa compagne eurent le temps de rejoindre leur vaisseau, pour venir en aide à ce compagnon très cher et fidèle.

Kùra entoura son vaisseau d’un bouclier d’abord bleu pour voir la réaction des ennemis. L’oiseau-lyre était habitué et attendait la couleur verte pour s’approcher suffisamment du vaisseau pour être secouru. Mais les oiseaux géants continuaient de poursuivre le vaisseau, sans autres réactions que l’agressivité, un peu comme les robots humanoïdes de Ouruk. Kùra entreprit de monter très haut dans l’atmosphère, de laisser le vaisseau en attente et de récupérer son compagnon avec une bulle de verre.

Entourée d’un halo vert, la bulle récupéra l’oiseau-lyre, tandis que les envahisseurs tournoyaient un long moment avant de disparaître. Kùra prit le temps d’observer ces oiseaux, elle était persuadée qu’ils régissaient exactement comme des robots, de façon trop mécanique pour être issue du règne animal. Le danger semblait écarté pour l’instant, mais ils avaient vraiment eu chaud. Ils devaient leur temps de réaction positif à l’attitude du gros mammifère cornu. Ils décidèrent donc de retourner en bordure de forêt où c’était produit l’évènement. Leur bulle de verre était très rapide et facile à dissimuler. Ils n’attendirent pas longtemps, « le gros cornu », comme ils avaient décidé de l’appeler, sortit tranquillement de la forêt en marchant vers eux, sans agressivité. L’oiseau-lyre était perché au sommet d’un arbre gigantesque, et faisait le guet, tout en surveillant « le gros cornu », du coin de l’aile. Mais ce dernier était placide et approchait de Kùra et de Lyn. Il s’immobilisa, son impressionnante arête dorsale se déplia verticalement, et il attendit un contact. C’est Lyn, qui se brancha sur sa fréquence.

Dans le même cas que les Svinks, le règne animal était régulièrement attaqué par ces oiseaux qui semblaient téléguidés de nulle part. Kùra avait vue juste.
Laissés et programmés sur la planète pour empêcher le changement de cycle, par la hiérarchie royale d’âge de fer. Les habitants de cette planète qui s’appelait Akda, étaient tous décimés. Les animaux restants, le seraient bientôt sans aide extérieur. « Le gros cornu » était un Rôl, et il fit comprendre à Lyn qu’il était un des derniers. Les oiseaux ne les tuaient pas pour les manger, mais uniquement pour les faire disparaître de la planète.Un hologramme apparut à Kùra.

Jokel, responsable des patrouilles de secours était en banlieue de la planète Ouruk. Kùra lui fit part en instantané de sa position et de ses dernières péripéties. En propulsion rouge, elle pouvait être rapidement vers eux. Mais sa présence ne s’avéra pas indispensable. Jokel savait parfaitement ce qu’il avait à faire et avait toutes les coordonnées pour se positionner.

L’impressionnant mammifère Rôl pouvait désormais entrer en contact avec les deux exploratrices. Il ne fût pas du tout rassuré de savoir que ces sauveurs potentiels étaient sur le point de repartir. Kùra le rassura, si c’était le cas, c’était juste pour trouver une solution rapide de déprogrammations de ces androïdes, belliqueux malgré eux. Car il fallait sauver les Svinks, le rôl le comprit parfaitement. Et peut-être même sauver d’autres habitants, de cette étrange partie de la galaxie, où les mêmes situations se répétaient d’une planète à l’autre.






Kùra quitta provisoirement la planète Akda et envoya deux messages sur sa planète Cooù. Dans un rapport détaillé elle demandait aux 110 Seigneurs des Secrets pourquoi cette galaxie bien que très lointaine, échappait au changement de cycle,…Il lui fallait également un avis sur la façon de déprogrammer les androïdes.
Alors qu’elle s’éloignait de la planète, elle fut abordée par un étrange vaisseau surgit de nulle part. Elle sentit immédiatement une intention belliqueuse, sans contact visuel ou audio. Elle eut le temps d’appuyer sur la commande de propulsion rouge de son vaisseau, le s.o.s pour Jokel partit en même temps que les trois voyageurs perdaient connaissance.



Sur Ouruk, Jokel et son équipe avait déjà fait du bon travail. Les Svinks étaient localisé, mais il avait été obligé de détruire une cinquantaine d’androïdes agresseurs, pour assurer sa progression. Pas le temps de les déprogrammer. Comme ils arrivaient vers les grands canyons, ils s’attendaient à d’autres attaques, tandis que le ciel changeait de couleur. La lumière baissait d’intensité, devenait orange, ce qui ne leur était pas forcément favorable.

L’hologramme du s.o.s de Kurà apparut à Jilla, la compagne de Jokel, tandis qu’ils venaient de terminer un processus de déprogrammation pour les androïdes. Jokel connaissait bien Kùra, elle n’était pas du genre à envoyer ce style de message sans raison grave. Mais difficile de réduire l’équipe des vingt et un membres d'intervention. Il décida de partir en urgence avec Slovy, un homme oiseau, de la planète Myror.Jilla demanda l’aide de plusieurs équipes à Dler, Asu, Ack, au départ de trois planètes différentes de l’Empire de la Paix.





Kùra repris ses esprits en même temps que la petite guenon bleue. Le vaisseau inconnu qui l’avait bousculé avait disparu. Où l’avait emmené sa propulsion rouge, dans quel espace temps était-elle ? Elle n’avait pas eu le temps de programmer une destination vibratoire. La radiance de son vaisseau était terne et d’une couleur bizarre. Pourquoi avaient-ils perdu connaissance tous les trois ? Les instruments de bord clignotaient de façon anarchique. Elle dérivait dans l’espace. L’oiseau-lyre se redressa sur ces pattes, visiblement abasourdi. Kùra se demanda si Jokel avait eu son s.o.s. Rien ne lui prouvait. Les trois explorateurs se mirent en état d’émissions alpha, les casques d’amplifications fonctionnaient correctement. Ils se branchèrent télépathiquement sur l’espace-temps de l’esprit, celui propre à l’augmentation de leur énergie. Ils étaient capables de se concentrer ainsi de très, très longs moments. Et c’est ce qui se passa. Le vaisseau dérivait toujours,…depuis combien de rotations planétaires ?....mais quelles rotations, sur quels repaires, Kùra ne voyait rien, elle était dans le noir complet. Pas d’étoile, pas de galaxie, rien, elle n’était plus dans le système planétaire précédent. Et les instruments de bord clignotaient toujours inutilement. Ils persistèrent tous les trois pour établir un contact, toujours dans la même position de réception.

L’oiseau lyre établit enfin un contact avec Slovy, l’homme oiseau de l’expédition de secours. Ce dernier était fou de joie car avec Jokel, ils commençaient tous les deux à être très inquiets. L’analyse des distances et des intensités vibratoires avait commencé sur les cadrans de contrôle, mais les deux amis se rendirent compte qu’il n’y avait pas de retour. Ce qui signifiait que les instruments du vaisseau de Kùra étaient en panne. Les localiser uniquement avec la pensée allait être difficile. Slovy amplifia au maximum les possibilités de son casque.

Jokel se douta que ses amis utiliseraient l’espace temps de l’esprit, le plus logique pour des habitants de la galaxie du Diamant. Les contacts télépathiques se firent plus faciles mais sans pouvoir localiser le vaisseau de Kùra. Celle-ci envoya une balise d’alignement propice aux transferts d’informations à la place de ses instruments de bord défaillants.
Augmenter la radiance de son vaisseau pour être repérée, devint une priorité. Elle ne comprenait toujours pas pourquoi rien ne fonctionnait, alors que le vaisseau, à peine bousculé, n’était pas endommagé.



C’est Dler qui la repéra le premier alors qu’il sortait de sa propulsion rouge. Mais arrivé à une certaine distance, impossible d’approcher plus prêt. Il la voyait comme un reflet. Et Kùra ne le voyait pas, elle était toujours dans un noir d’encre sans espace. Elle expliqua à Dler comment elle avait été poussée par un vaisseau hideux, gris noir comme une ombre. L’idée vint à Dler d’en faire autant. Il chercha longtemps un espace-temps lui permettant d’approcher assez prêt, et il accéléra brutalement en visant l’arrière du vaisseau de l’exploratrice, avec la possibilité de se retrouver piégé lui aussi. Il n’y eut pas de choc, il poussa le vaisseau de Kùra comme s’il avait été en mousse, c’était très bizarre. Mais l’opération de libération du vaisseau réussie, ils se retrouvèrent côte à côte, et le vaisseau de Kùra retrouva sa brillance et tous ses moyens de propulsion. Jokel arriva à ce moment précis, les trois vaisseaux disparurent en même temps en propulsion rouge en direction de la planète Akda.





Les Seigneurs des secrets étaient réunis dans un des temples souterrains quelque part sur Cooù. Les informations sur le « système des trois soleils », comme ils avaient décidé de l'appeler, étaient commentées et disséquées. Peut-être seraient-ils obligés d'employer des moyens vibratoires particuliers pour inciter les réticents au changement de cycle, mais il fallait sauver les habitants en danger et étudier cet espace-temps noir dans lequel Kùra, fût prisonnière malgré elle de façon très étrange.






Partie 2.






Les programmations d’un étrange soleil.



Jokel eut pour mission de retourner sur Ouruk et de prendre contact avec les svinks, qu'il fallait sauver d'urgence. Il survola les canyons, décidé à ne pas se laisser surprendre pa
r les androïdes ou les oiseaux. Les habitants souterrains le détectèrent et les arcs en ciel psychiques qu’ils émirent s'élevèrent des failles minérales.

Kùra eut la même mission sur Akda, et prit contact avec le Rôl en bordure de forêt, tandis que l'oiseau-lyre montait la garde.
Une certaine cohérence commençait à s’installer, les contacts s’établissaient doucement avec les éléments, mais plusieurs attaques d’oiseaux avaient eu lieu, toujours très dangereuses et imprévisible à déjouer. Il fallait donc continuer à les détruire.Dans la constellation du Diamant, les infos circulaient pour inciter ces milliards d’habitants à donner leurs avis et idées susceptibles de débloquer la situation le mieux possible.


Sur la planète Hâs, c’est Jiniro, chef des Hojô qui proposa son aide. Les Hojô ne vivaient désormais plus en autarcie et avaient participé activement au changement de cycle. Leur pouvoir physiologique de bilocation était souvent fort apprécié dans certaines situations, et Jiniro proposa aux Seigneurs des secrets, une tactique propre à son peuple destinée à perturber fortement l’adversaire.
Les Seigneurs des Secrets n’étaient pas vraiment une hiérarchie. Mais un conseil de Sages habilité à intervenir dans les cas difficiles susceptibles de troubler la paix dans la constellation la plus lumineuse de tout le cosmos.


Deux mille Hojô étaient prêts à embarquer dans trois destroyers, bourrés de vivres et de matériels divers pour le Système des trois soleils.


Sur Ouruk, les svinks survivants, très craintifs sortaient de leurs abris souterrains sous la protection de Jokel et des Koop , chats chauve- souris, très télépathes avec tous les règnes végétaux et animaux de presque toutes les planètes.
Les svinks avaient la peau blanche brillante, étaient de petites tailles, avec des oreilles très développées capables de traduire et d’interpréter des milliers de sons et de situations. Dirigés par leur petite princesse Kêm, hommes, femmes, enfants, en haillons pleuraient de joie, et ne cessaient de remercier leurs libérateurs, tandis que des oiseaux leurs fonçaient dessus. Jokel était sur ses gardes, un dôme bleu très fin se forma instantanément au-dessus des rescapés, tandis que les oiseaux programmés étaient pulvérisés à partir des vaisseaux bulle en alerte en banlieue planétaire.
Jokel attendait beaucoup des svinks sur leur situation et évènements passés de ce système étrange.






Kùra envoya son premier rapport à Dler depuis Akda. Elle et ses deux compagnons avaient fait un travail appréciable. Le règne animal avait reprit confiance, et elle avait désormais beaucoup d’amis. Mais aussi des ennemis farouches qui ne voulaient pas d’elle et d’un retour à la paix sur cette planète.


C’est dans une immense clairière que le premier vaisseau des Hojô atterrit, tout de suite accueillit par une horde d’oiseaux géants programmés pour enrayer leur venue. Les arrivants restèrent à l’abri dans leurs vaisseaux. Après plusieurs tentatives d’attaques infructueuses, les oiseaux disparurent à l’horizon.
Kùra et Jiniro étaient ravis de se retrouver. Ce dernier trouva l’accueil des oiseaux géants bien amical, avec quand même un brin d’agressivité assez marqué. ! Kùra fût subitement entourée de dizaines d’animaux étranges, tous complices autour du Rôl pour la suite des évènements, bien décidés à retrouver la sérénité dont bénéficiait cette planète. Avec les Hojô, ils étaient maintenant presque trois cent pour remettre de l’ordre et établir des plans de destruction de ces androïdes que personne ne parvenait à déprogrammer.

Jiniro proposa un plan d’observation avec une vingtaine de groupes composés d’une dizaine de guerriers bien entraînés à la diversion. Ils utiliseraient leur pouvoir de bilocation pour tromper les attaquants. Mais la difficulté restait le moment de l’attaque, toujours imprévue et rapide. Attendre ou provoquer l’ennemi,… ? Jiniro prit une bulle de reconnaissance et commença une exploration aérienne de la planète pour tenter de savoir d’où partaient ces oiseaux tueurs.



Jokel en savait maintenant un peu plus sur les svinks. L’Age d’Or s’installa en même temps qu’une certaine décadence de la hiérarchie matriarcale des sokkos principaux habitants de Ouruk. Cela n’aurait jamais dû se passer comme cela. Les svinks la seconde race de la planète étaient persuadés qu’une influence étrangère à leur système avait prit les commandes des évènements pour court-circuiter l’Age d’Or. Personne ne savait de quelle façon avaient été programmé les androïdes et les oiseaux, autrefois au service de tous. Les villes et toutes les structures de vie des habitants avaient été désintégrées par des miroirs géants orientés sur les trois soleils. Les sokkos, n’avaient pas eu le temps de réagir. Les svinks, n’auraient pas survécu sans leur vie souterraine.
Et sans l’intervention de Jokel et de Kùra, les deux cent trente survivants n’en avaient plus pour longtemps.


La planète Akda avait subi le même sort.Ouruk était une planète tranquille, peu peuplée de deux races différentes, jusqu’au jour ou venus de l’espace, des insectes géants proposèrent à tous les habitants du système, répartis sur trois planètes, de partager avec eux le paradis de leur colossale planète située dans un système galactique jusque là totalement inconnu.
Mais les habitants de Ouruk, n’étaient pas du tout intéressés par cette proposition, pas plus que ceux des autres planètes qui se trouvaient bien dans l’Age d’Or, et qui ne voyaient pas l’intérêt d’un tel changement. Les insectes qui s’appelaient les Osriques ne concevaient pas ce refus. Cela ne faisait pas partie de leur compréhension logique. Pour eux, une seule solution possible, détruire les habitants de ce système.
Les svinks avaient prévenus les sokkos, pas question de servir de repas aux Osriques. C’est ce que leur disaient leurs perceptions particulières d’interprétations des sons et des couleurs.
Mais alors que faisaient encore la centaine d’insectes vues sur la planète ?.Ils n’apparaissaient qu’avec l’intensité du troisième soleil et disparaissaient lorsque celle-ci diminuait. Les svinks n’avaient pas les moyens de les détruire et pensaient qu’ils observaient les nouveaux venus, et toutes sortes d’évènements avec beaucoup d’intérêt, en refusant tout contact. Personne ne les avait donc menacé. Et pourquoi fonctionnaient-ils avec l’intensité particulière de ce soleil bizarre.Jokel envoya un rapport aux Seigneurs des Secrets par un espace-temps vibratoire spécial indétectable, car les Osriques avaient-ils des pouvoirs particuliers, les svinks étaient incapables de le préciser.

Dler, Slovy, Jilla et l’expédition chargée d’observer ce système étrange atterrirent sur Akda avec de bonnes nouvelles, mais qui ne manqueraient pas d’être toujours aussi surprenantes.



Sur Akda, Jiniro avait maintenant un plan bien précis pour attirer et tromper les oiseaux mystérieusement programmés. Il avait remarqué que ceux-ci attaquaient sur des mouvements bien ciblés. Il pensait même qu’ils étaient téléguidés depuis un lieu précis, plutôt que programmés à l’avance comme pouvaient l’être les androïdes. Et encore ce n’était pas sûr non plus. D’où l’impossibilité de les déprogrammer dans le sens technique du terme..
Il avait été attaqué au moment de l’atterrissage de son vaisseau, Kùra également. Il avait donc prévu de simuler des atterrissages simultanément un peu partout sur la planète. Les bulles de verre du vaisseau mère en permettaient au moins une vingtaine en même temps. Les protections magnétiques avaient été jusqu’à maintenant très efficaces. Ils fallait donc que les oiseaux attaquent les animaux ou les humains en mouvements, d’où l’utilisation de leur pouvoir à ce trouver dans deux endroits à la fois et en même temps.

Il resterait suffisamment de bulles en altitude pour les pulvériser après les avoir leurré. Jiniro était devenu un chef Hojô redoutable après avoir été le spectateur impuissant du massacre de son peuple qui vivait en autarcie sur la planète Hàs dans la constellation du Diamant.
Il était persuadé que l’étape suivante de cette mission, serait de débusquer ceux qui manipulaient les oiseaux et peut-être les androïdes depuis un lieu sûrement très difficile à trouver. Dler décida avec son équipe de recherche, d’informer les mille cinq cent intervenants de cette mission de ses résultats d’observation de ce système dit des trois soleils. Les moyens employés seraient très discrets et les informations diffusées par étapes.


Dler avait trouvé la troisième planète habitée du système, décrit par les svinks. Celle-ci s’appelait Tayas, était assez loin et habitée par un règne humanoïde très particulier, mais fortement endommagé par les Osriques. Ceux-ci avaient donc bien décidé d’éradiquer les habitants des ces trois planètes, pour des raisons hégémoniques encore confuses.


Tayas était une belle planète, luxuriante, colorée, avec un grand océan, qui rappelait Tajoo, planète de l’Empire de la paix. Curieusement, malgré sa distance des trois soleils, elle bénéficiait d’un effet de perspective favorable et d’un angle d’écliptique qui la dispensait presque de l’éclat tantôt terne, tantôt brillant du troisième soleil, ce qui ne l’empêchait nullement d’être plus belle que les autres. Mais aussi plus froide.
Les habitants avaient la particularité de se mouvoir très lentement et avaient une technologie très rudimentaire. La téléportation n’existait pas, et les contacts extra planétaires non plus. Mais c’étaient des êtres délicieux et parfaitement en adéquation vibratoire avec l’Age d’Or. Eux aussi subissaient les assauts d’oiseaux programmés, et étaient incapables de se défendre. Mais Tayas était néanmoins la planète la moins touchée des trois. Les trois autres planètes restantes du système semblaient inhabitées.

L’équipe d’exploration avait prévu d’envoyer cinq cent personnes pour aider les habitants de Tayas, avec les mêmes moyens de défense et de secours.






Mais d’autres infos étonnantes arrivaient aux Seigneurs des Secrets,….le troisième soleil, celui qui était le plus énigmatique tantôt le plus brillant, tantôt le moins, était au moins à soixante pour cent artificiel. !! Ainsi, son intensité qui diminuait tous les jours au même moment faisait partie de son fonctionnement programmé.! Et pourquoi les Osriques présents sur Ouruk disparaissent-ils en même temps que cette baisse d’intensité solaire ?

Dler échafauda une théorie très osée en disant que tous ces évènements étaient probablement manipulés d’ailleurs. C’est ce que pensait Jiniro qui défendait les animaux restants de la planète Akda. Avec toutes ces infos, c’est Kùra qui fit le rapprochement entre les évènements et son escapade involontaire dans un espace-temps inconnu. Elle avait en mémoire ce vaisseau monstrueux, sorte de reflet, qui lui avait fait perdre connaissance. Elle se demanda si ce n’était pas lui le responsable invisible de la situation. Cependant, elle n’était pas vraiment pressée de le rencontrer à nouveau. Et les instruments de bord n’avaient rien enregistré, puisque à son approche, tout s’était détraqué. Mais elle avait eu le bon réflexe en envoyant avec son s.o.s une balise d’alignement contenant les coordonnées nécessaires à sa recherche, avant qu’elle ne se trouvât dans un espace noir opaque des plus stressant. On pouvait donc situer assez précisément, par rapport à la planète Akda, où avait eu lieu la rencontre avec cette image floue mais bien réelle de celui ou ceux qui jouaient au chat et à la souris.Cette hypothèse d’êtres téléguidés semblait vraisemblable et communiquée au Seigneurs de Secrets.
Au fond d’elle-même, Kùra voyait bien les 110 Sages présents dans un futur proche, sur une des trois planètes du système pour agir vibratoirement de manière efficace.





Jiniro attendait les oiseaux de pied ferme. Akda était une planète aux nuages particuliers. Ocres et verts, ils étaient immenses et tourbillonnants et prenaient souvent des formes incroyables.Le chef des Hojo était sûr de lui, dix groupes de douze, très mobiles prêts au dédoublement fluidique pour attirer le téléguidage dans un piège. Ils n’attendirent pas très longtemps, deux groupes d’oiseaux parfaitement groupés fondirent sur les » images » des guerriers Hojô, donnant l’occasion aux tireurs embusqués dans leur bulle, qui avaient prit la couleur des nuages, de faire un carton. Pulvérisés par des rayons rouges, aucun ne reprit son envol. C’était le premier succès total. Il n’y avait pas vraiment moyen de faire autrement, même si tous auraient préféré éviter leur destruction.

 aurait-il une réponse à cette attaque ? Jiniro était sur ces gardes et restait embusqué prêt à un second plan. Une fois de plus, un des oiseaux attaquant serait disséqué pour en savoir plus sur la façon dont il était téléguidé, et de quelle distance. Démarche restée sans succès jusqu’à maintenant.
Après cette mission, Jiniro s’était promis de rendre une seconde visite à Kêm, la petite princesse des svinks, qu’il trouvait très jolie et à qui il avait promis une aide pour accélérer un maintien légitime et durable dans les vibrations d’âge d’or, avec abnégation et ces modestes moyens.

 

             Kêm, princesse des svinks.

Dler et son équipe avait décidé d’approcher ce fameux troisième soleil insolite pour l’étudier plus précisément. Son vaisseau était conçu pour cela, et il quitta Akda sous une immense tempête de sable.



Kùra et son équipe du règne animal avaient mis au point une stratégie de protection pour les survivants de la planète, bien décidés à accueillir des habitants d’autres planètes, nécessaire à l’équilibre du système.
Mais elle venait aussi d’être sollicitée pour une autre mission délicate et importante. Les 110 Sages lui proposait de détecter les vibrations ou toutes formes d’ondes servant aux téléguidages des androïdes et des oiseaux sur les trois planètes concernées. Elle choisirait elle-même les personnes susceptibles de la seconder dans ce travail.
Cinq habitantes de Cooù, anciennes prêtresses, Joève l’une de ses filles, quatre Koop, quatre grosses plantes en forme de boules, trois Hojo et deux svinks feraient partie de son expédition. Quatre planètes avaient été répertoriées habitables dans ce système. Trois étaient effectivement au cœur de l’action, sur lesquelles les secours aux habitants étaient établis.

Kùra choisi la quatrième celle qui n’avait pas de nom, déserte, très chaude faite de canyons rocheux, de sable et inhabitée. Mais elle savait que ce n’était pas forcément le bon choix. Peut-être serait elle obligée de revenir au cœur de l’action pour cerner ces ondes particulières. Elle avait prit soin de bien préparer cette mission, le temps que ses équipiers arrivent. Un grand canyon équatorial lui servirait d’abri et de cachette dans une immense grotte.
Elle devait prévoir une habitation sphérique hexagonale à l’air respirable à l’entrée de la grotte. Cette sphère à cent huit facettes d’un cristal spécial, était spécifiquement destinée à être bombardée par toutes sortes de vibrations que ces occupants auraient à trier avec leurs sens psychiques.



Dler avait choisi un espace-temps très rapide, mais à mesure qu’il approchait du soleil à étudier, les instruments de bord perdaient en fiabilité. Il resta en observation à une distance qui lui parut raisonnable, et attendit le moment ou cette étoile, en était-ce une, devait baisser d’intensité. Sa surface était lisse, aucun bouillonnement, aucune éruption, c’était la première fois que l’équipe d’exploration voyait un soleil aussi neutre et quelconque. On pouvait même se demander d’où venait réellement sa lumière. ! Sa composition chimique était inclassable.
Toutes les analyses vibratoires d’échos, de masse, de densité, de températures diverses rendaient le verdict certain que ce n’était pas un soleil, mais bien un satellite artificiel très perfectionné d’un diamètre quand même impressionnant.. A quoi servait-il au juste ? ….Il n’était là que pour émettre de la lumière, telle un phare dans ce système. Mais pourquoi ou pour qui ? Pourquoi une telle position par rapport aux deux autres soleils ? Que de questions.
En tout cas, il maintenait Dler et son vaisseau à une certaine distance. Ce soleil dégageait un champ magnétique très puissant et très perturbateur, et qui semblait ondulé très fort par moment.

Dler repensa au vaisseau fantôme dont Kùra fût victime, et fit la relation vibratoire entre le vaisseau et le soleil satellite. Lequel était susceptible de programmer l’autre ?. Ces recherches s’annonçaient difficiles, mais les habitants de la constellation du Diamant étaient patients et tenaces lorsqu’il s’agissait d’une mission délicate. Sur les trois planètes habitées, les habitants étaient sécurisés, même si les dangers persistaient.




Après de longues rotations planétaires de travail, Kùra et son équipe sur la quatrième planète baptisée Koss, avait détecté une seule et unique longueur d’onde, qu’il faudrait éradiquer, utilisée pour l’utilisation d’un téléguidage très perfectionné. Travail long et fastidieux, tout le monde devait maintenant se recharger sur les éléments naturels planétaires. Kùra était maintenant presque sûr, comme l’avait pensé Dler, que le vaisseau de ce monde miroir floue et inconnu, servait de relais. Pour elle, c’était ce soleil artificiel qui était à l’origine des éradications de ces habitants. Il paraissait indestructible, et pourtant il faudrait peut-être le pulvériser ou l’éloigner de ce système.


Sur Akda, Jiniro s’occupait maintenant des Osriques. Il y en avait peu sur cette planète, mais le court-circuitage de l’onde de téléguidage enfin réussi par l’équipe de Kùra ne les avait pas pour autant persuadé d’accepter les vibrations d’Age d’or, car ils étaient avant tout eux aussi, un peuple de dominateurs. Jiniro leur avait accordé un sursis, après quoi, il les détruirait.
Même chose sur les autres planètes, c’est sur Ouruk où ils étaient les plus nombreux, qu’une majorité accepta un retour pacifique aux nouvelles vibrations. Mais ils continueraient de vivre en autarcie dans les anfractuosités des canyons, tout en participant activement à la préservation de l’écosystème de la planète.



Jiniro, chef des Hôjo

C’est sur Tayas que débarquèrent les 110 seigneurs des Secrets, dans une cavité proche de l’océan ou l’air pur iodé et le climat étaient très agréables. Très peu d’êtres vivants connaissaient l’information. Ils étaient là pour s’occuper de ce soleil artificiel.
Ils disparurent très profondément sous le sol, pour un temps indéterminé, se mirent en harmonie avec la planète Tayas et ce fût le silence, tandis qu’une immense lune se levait à l’horizon.


Les androïdes, oiseaux et insectes rescapés, étaient presque tous acquis vibratoirement à l’Age d’Or et faisaient désormais partie des populations. Les sas de téléportations entre les trois planètes habitées seraient opérationnels après la maîtrise et le respect pour tous des plans vibratoires et couloirs-lumière adéquats. Sans harmonie absolue, les téléportations étaient impossibles.
Après quoi, un regroupement équilibré des habitants et des animaux serait effectué sur les trois planètes du système. Tayas serait la planète- capitale du système.
Mais tout le monde était sur ces gardes, quelles seraient les réactions de ceux qui dirigeaient déjà depuis un bon moment la disparition des êtres vivants de ce système.




Dler toujours en mission d’observation, sentit que tout à coup il pouvait approcher davantage de cet énorme soleil artificiel. Il s’était passé quelque chose qu’il n’expliquait pas. Il sut alors que Kùra avait découvert et éradiqué la longueur d’onde de téléguidage. L’onde maléfique partait bien du vaisseau fantôme stationné en permanence dans son espace-temps de repli. Dirigée sur le troisième soleil, la vibration arrosait tout le système et programmait ceux chargé de la destruction des êtres vivants.
Sans instruction particulière, Dler tenta donc d’approcher au plus près. Le champ magnétique avait sérieusement diminué, ce soleil dégageait très peu de chaleur. Ce n’était qu’une balise de repérage de ce système. Sa lumière était le champ magnétique lui-même. Sa gravitation était judicieusement calquée sur les deux autres soleils De quelle façon fonctionnait-il ? D’où venait sa lumière ?. Quelles seraient les conséquences de sa destruction ?

Encore beaucoup de questions à résoudre.




Un des Seigneurs des Secrets, homme oiseau de la planète Myror, avait percé les secrets des évènements passés dans cette région de l’espace en remontant médiumniquement dans les dossiers akhasiques de la planète Ouruk.
Le prince Kâr, régent du système des trois soleils refusait catégoriquement l’age d’or, et avait promis d’éliminer tous ceux qui ne seraient pas de son avis. A savoir, commercer et faire une alliance étroite avec ce peuple venu des étoiles, et qui possédaient une technologie époustouflante, permettant de dominer tout le monde. Les Osriques ne les intéressaient pas, mais ils auraient facilement pût en faire leurs esclaves. C’est dans cette confusion, que les Osriques partirent sans en demander plus, en laissant toutefois quelques centaines des leurs sur Ouruk et sur Akda..
Un peuple venu de loin avait donc construit ce soleil artificiel, outil de domination, puisqu’il perturbait fortement tous les fonctionnements naturels et servait en même temps de phare qu’ils étaient capables de repérer de très loin, grâce à son champ magnétique particulier.

Mais Kâr avait trahi ce peuple nomade, qui parti précipitamment dans une galaxie très lointaine. Une civilisation très étrange, composée de cinq cent mille personnes, établie nulle part, qui nageait dans un âge de cuivre très avancé, mais déjà perverti. Encore pacifiques, ils avaient préféré abandonner le régent à sa malhonnêteté de tout vouloir pour lui tout seul. Le pouvoir, Kàr l’avait acquis en grande partie, puisque ce peuple des étoiles lui avait appris à téléguider les destructions des êtres vivants avant de les remplacer par d’autres, et lui avait construit ce soleil artificiel pour y parvenir.

Mais alors pourquoi les habitants des trois planètes n’avaient-ils pas racontés toute cette histoire à leur sauveteurs,..Tout avait été fait pour que le soleil artificiel les manipule vers un brouillage méthodique de leur mémoire, afin de favoriser leur soumission pour mieux les exterminer. Sa baisse d’intensité régulière était à l’origine de ce brouillage.
Cette information fût délivrée à tous, sans en préciser vraiment la provenance.
Les svinks s’en étonnèrent et devinrent un peu méfiants.




Combien de temps les Seigneurs des Secrets étaient-ils restés dans leur cavité souterraine ? Nul ne le sut.
Toujours est-il que les choses avaient sérieusement changées. Le soleil fabriqué avait commencé à perdre de son éclat. Du coup, les deux autres brillèrent différemment.
L’histoire aurait pu s’arrêter là. Seulement voilà, l’âge mental d’age d’or avait volé en éclat. Il fallait revenir à de bonnes intentions pour arriver à l’age du Diamant, et il y avait beaucoup de travail.
La bonne volonté était là, les habitants, les animaux, et les règnes de la nature avaient retrouvé confiance et les derniers androïdes belliqueux avaient été détruits.

Pas de réaction de ceux qui manipulaient les évènements. Mais les premières constatations des Seigneurs de l’Empire de la Paix étaient que, c’était bien Kâr, toujours vivant, et décidé, qui manipulait ces évènements depuis son vaisseau dans un espace-temps bizarre et inconnu. Etait-il déstabilisé ?
Kùra l’avait localisé, grâce à sa balise d’alignement, et il fallait donc agir vite.

Faire imploser cet espace-temps était dans les pouvoirs des Seigneurs des Secrets.
Un vaisseau très rapide partit de Akda avec un commando composé de Svinks, de Sokkos et de Hojo. Ils allaient constater la destruction du vaisseau et de l’espace-temps dans lequel évoluait l’ancien despote. L’existence des 110 sages, intervenants secrets venus d’ailleurs, avait été révélée à tous.
L’évènement était presque banal. Très vite en vue, grâce à la localisation vibratoire des 110 Sages, Kâr et son équipage composé d’une cinquantaine de guerriers, n’eurent pas le temps de réagir. Son vaisseau noir commença à se déformer. L’espace temps dans lequel il devait se croire invisible et invincible et qui l’entourait, se durcit, le vaisseau explosa sans somation, sûr que de toute façon il ne se rendrait pas. Sa mission de destruction des êtres vivants de tout un système était terminée.



Il fallait désormais orienter tous les efforts sur l’avenir de ce fameux 3ème soleil, phare artificiel de l’espace, que personne n’avait déjà vue ailleurs. C’était vraiment un cas unique, que seul ces propres constructeurs auraient pût résoudre. Les distances, les attractions, et les masses avec les deux autres soleils avaient été soigneusement calculées pour qu’il reste en place très longtemps. L’idée avait été évoquée de le faire changer d’orbite ou de le faire dériver dans l’espace. Le mieux étant de le détruire définitivement. Mais il paraissait vraiment indestructible. Sa lumière ondulait de telle sorte que l’on ne voyait pas sa surface. Lumière magnétique qui se consumait telle un carburant. Il serait sans doute détruit avant que l’on ait compris son fonctionnement.
Par ailleurs, sa destruction allait-elle entraîner l’attention, voir le retour de ceux qui l’avaient construit ? Ces derniers auraient-ils pu devenir agressifs?....

Les 110 Seigneurs des Secrets avaient semble t-il trouvé une solution.







Ils se réunirent secrètement quelque part avec tous les intervenants de la galaxie du Diamant habitués à ce genre de mission. Ils exposèrent leur plan, en rapport avec une certaine logique, déjà employée de nombreuses fois, lors d’attaques de leurs planètes avant le changement de cycle. Mais l’opération serait cette fois-ci quand même plus délicate.

Ils se retrouvèrent sur une planète relais située à peu près à mi-distance de leur galaxie respective et du système des trois soleils. L’idée était de faire intervenir les 77 milliards d’habitants de la galaxie du Diamant, pour qui la solidarité était normale, comme pendant les attaques de leur système avant l’Age du Diamant.
Dix délégations de 110 Sages, dont les prêtresses de Cooù seraient présentes. Ils allèrent donner le signal et servir de relais pour que les habitants agissent avec tous les règnes de leur planète respective pour l’envoi d’un œuf géant déposant sur le satellite lumineux, un liquide rouge collant et malléable à souhait qui le rendrait inopérant.
La distance à franchir était énorme, mais les habitants de cette galaxie avaient l’habitude, ils se concentreraient mentalement le temps nécessaire à la réussite du projet.

C’est ainsi que quelques longues rotations plus tard, les habitants des trois planètes, les animaux et les végétaux du système des trois soleils, virent s’obscurcir ce troisième soleil perturbateur avec une certaine appréhension. L’énorme chape de liquide visqueux mit un certain temps pour se répartir sur tout son diamètre en durcissant partiellement pour le déséquilibrer, et il n’émettait plus qu’une faible lumière. On ne voyait toujours pas sa surface et on ne saurait jamais de quelle matière il était fait. Il se passa beaucoup de temps avant que ne commence la plus petite vibration de déstabilisation.




Son champ magnétique lumineux à l’origine de sa clarté, complètement perturbé se mit à tourner en spirale. Malgré son incroyable volume, il commença à se déplacer doucement de son orbite, et puis de plus en plus vite. Serait-il attiré par l’attraction de l’un des deux autres soleils ? Même pas, il s’éjecta lui-même de façon totalement inattendue comme le projectile d’un lance-pierre, et disparut dans l’espace. Personne ne s’attendait à ce dénouement final.

                         
             L'agonie du troisième soleil.


Les cycles normaux des deux soleils naturels, calés sur leurs écliptiques, poursuivirent leurs évolutions Et sans le satellite perturbateur, la vision de leur éclat avait changé. Ce petit système planétaire faisait désormais partie complètement de la constellation du Diamant, et ne serait bientôt plus en retard dans son changement de cycle. Même s’il faudrait sûrement attendre un peu, avant les téléportations lointaines.

Dler, Kùra, Jiniro et leurs équipes entreprirent de visiter les autres planètes de ce système, normalement inhabitées. Une seule, présentait dans l’un de ses océans des monstres marins énormes inhospitaliers, dans un climat irrespirable pour les visiteurs.
Les 110 Sages de chaque planète étaient désignés. Tayas serait la capitale unique du système, sur une planète qui présentait des particularités géologiques inédites, canyons cascades, arbres gigantesques, océan glacé, et ses villes souterraines en arches et jardins suspendus.
Sur les trois planètes, les animaux les végétaux et les minéraux avaient repris toute leur place dans l’évolution des cycles et le maintien des âges à venir.


Kùra avait pris soin de retourner avec Lyn son singe bleu et son oiseau-lyre, sur la planète Akda, afin de rencontrer le Rôl qui leur avait tant fait peur au début de cette aventure. En fait cet animal pouvait se montrer majestueux, et c’est ce qu’il fit en les voyant arriver.


        



Conclusion :




Chacun reprend son rôle



Les 110 Seigneurs des Secrets étaient retournés depuis longtemps quelque part dans l’immensité de la galaxie du Diamant. Le système des trois soleils était maintenant répertorié et vibratoirement relié. Le maintien des âges cycliques dans la constellation du Diamant demeurait toujours la principale préoccupation de tous ses habitants présents, et à venir.
En valeur de temps, dix sept années terriennes avaient été nécessaires pour rétablir les choses dans ce coin éloigné de l'univers. Autant dire que cela fût très rapide.




Kùra avait rejoint Cooù sa planète sacrée. Elle savait que la vie palpitante qu’elle menait à travers l’espace pour l’instauration de l’Age du Diamant, se terminerait avant son appartenance durant un temps déterminé, à l’Ordre des Seigneurs des Secrets. Cela serait une exception, mais c’était ainsi.

FIN

Remerciements :
A tous ceux qui ne se croient pas seuls dans l’univers et les univers à l’infini.




LEXIQUE: LE TROISIEME SOLEIL


Lyn: le singe bleu de Kùra

Les Svinks : habitants de la planète Ouruk

Akda : planète du système des trois soleils

Rôl : mammifère de la planète Akda

Jilla : compagne de Jokel

Slovy: membre de l’équipe de secours de la planète Myror.

Les Sokkos : habitants de Ouruk

Les Osriques : envahisseurs des planètes du système des trois soleils.

Tayas : 3ème planète habitée du système.

Joève: une des filles de Kurà.

Ouruk: planète du système des trois soleils

Kâr: régent despotique du système

Koss: planète déserte du système des trois soleils

Kêm: petite princesse des Svinks

Personnages déjà existants dans Suprême Sagesse.

Cooù: planète de Kùra

Kùra: exploratrice de la galaxie du Diamant

Dler: habitant de la planète Wedy

Jokel: fils de Dler

L’oiseau-lyre: L’oiseau gardien de Kùra

Les Koop : chats chauve-souris

Asu et Ack: habitants de la galaxie du Diamant

Jiniro: chef des Hôjo

Hâs: planète de Jiniro

Hojô: peuple de Jiniro





J-L T.