Suprême Sagesse







Bonjour à tous les amateurs de Science Fiction.


C'est mon premier roman, je vous le livre "brut de pomme", sans comité de lecture, et il est possible qu'il comporte quelques imperfections. Je m'en excuse, mais trouve cela peu important. Son but étant de faire passer un message, plein d'humour et bien sûr utopique. La science fiction demeure utopique n'est ce pas, mais jusqu'à quand ?...






Avant-propos :


Amis scientifiques, astronomes, chercheurs de vérité,…….
et SI, à 200 millions d’années-lumière de la Terre, cette histoire n’était pas de la science fiction…






Je dédie ce roman à Gaïa, mon inspiratrice, qui une fois de plus sert de relais, pour que les Terriens comprennent enfin... !!
                                                                                        L'auteur: J-L T.




Résumé :

Constellation du Diamant, dans la galaxie du même nom, à 200 millions d’années-lumière de la Terre.
Année terrestre 2012.
Les 77 milliards d’habitants de l’Empire de la Paix défendent avec acharnement et pourtant pacifiquement, leur merveilleuse constellation, convoitise de tous ses voisins en raison de ses richesses et de ses mystères.
Les attractions particulières de leurs étonnants soleils, les richesses vibratoires de leurs 110 millions de planètes, les merveilleux pouvoirs de ses habitants pour maintenir la paix et le maintien des cycles d’Age d’Or,… suffisent à toutes les spéculations.
La venue impromptue d’un humanoïde rouge qui se prétend Sage, va-t-elle perturber la transition des âges mentaux à venir ?





CHAPITRE 1



Encore une attaque


La troisième attaque contre L’Empire semblait imminente . Les immenses vaisseaux du roi Envir II avaient pris position à proximité de la planète Jammus. avec de nouvelles armes. A la première tentative, aucune ne fut efficace contre le dôme de protection invisible de la planète Hâs, à l’autre bout du même Empire. Ce côté-ci serait-il plus vulnérable ?..

Tous les projectiles, rayons, ondes, missiles, destructions laser à retardement, ricochaient tout simplement et allaient se perdre dans l’espace. C’était très frustrant pour l’Amiral Kosa, d’autant qu’il n’y avait pas la réponse de guerre espérée,….seulement l’envoi de quelques sphères rougeoyantes qui venaient tournoyer et observer les vaisseaux, et qui étaient carrément indestructibles .Il avait tenté de les enfermer dans de nouveaux boucliers magnétiques, toujours sans succès.
Kosa avait même effleuré l’idée d’endommager ou de détruire l’un de leurs soleils, pour forcer les Sages de cette superbe constellation à réagir. Il connaissait bien à présent ce genre de personnages, qu’il jugeait insensibles à tout pouvoir par l’argent et la domination et il les trouvait anormaux. !

Mais le secret de leur invulnérabilité intéressait beaucoup de monde, et s’en emparer allait devenir une compétition entre truands de bas étage. Autant que cela revienne à une royauté, déjà renforcée par sa dictature sur ces dernières conquêtes .Des espions avaient été envoyés sur Hâs,…détectés avant d’arriver, ils avaient été accueillis comme n’importe quel visiteur, avec des fruits et des fleurs.
Les systèmes planétaires de la constellation du Diamant étaient d’une incroyable beauté, avec ces soleils blancs adamantins, qui n’éblouissaient pas les yeux, et d’autres encore, bleus, jaunes géants, ces lunes oranges, le tout orchestré avec une parfaite harmonie

Sur toutes les planètes habitées, trois grands faisceaux de lumière blanche disséminés à trois endroits différents de la planète, indiquaient aux voyageurs le point d’atterrissage .de leurs engins spatiaux. Ceux de l'Empire utilisaient les sas de téléportation lorsqu'ils étaient en adéquation vibratoire.
Un paradis galactique envieux de tous comme celui-là qui ne connaît que la paix, c’était plutôt louche.
Les Sages étaient bien rentré en communication avec Kosa, lui demandant le plus sereinement du monde pourquoi il voulait attaquer leurs mondes, alors qu’ils étaient pacifiques ! Cette question qui restait généralement sans réponse, déstabilisait parfois l’assaillant.
L’attaque fut lancée au moment où le deuxième soleil ne présentait plus un angle de clarté que Kosa avait supposé favorable. Les savants et les robots de Daro, sa planète, avaient calculé un angle permettant aux nouvelles armes de pénétrer dans l’atmosphère de la planète.



Sur Jammus, 110 Sages étaient réunis dans une sphère translucide autour d’une table ronde en verre. Ils étaient tous en lévitation, en tailleur, à un mètre du sol. Ils attendaient l’attaque, tous très sereins en communication télépathique, et branchés sur la force vitale impérissable du soleil blanc de leur système planétaire.
Toute la constellation du Diamant était en alerte, et les 77 milliards d’habitants des 110000 planètes étaient en communications télépathiques, et branchés eux aussi sur leurs soleils respectifs .Les échanges des énergies vitales avaient commencé, les animaux et les végétaux de chaque planète étaient solidaires de ses habitants pour en activer le feu interne.
Seules les téléportations des habitants étaient suspendues, ainsi que la possibilité d’utiliser certains plans vibratoires, la vie continuait au ralenti

L’attaque fut lancée lorsque la troisième lune de Jammus, son anneau tout auréolé de bleu-vert disparut derrière la planète .Les Darok commencèrent par envoyer des toupies de feu sur trois grandes villes du continent nord de la planète, après avoir choisi dans le sud une région de marais désertique comme base de repli, pour y établir une ville de 600 soldats, avec des moyens hyper sophistiqué de technologie, en un temps record.
Mais ils durent se rendre bien vite à l’évidence, les toupies de feu glissèrent littéralement sur un dôme invisible de protection, l’enchaînement immédiat de projectiles bizarres à têtes hideuses et rayons bleus ne donna rien de concret.
Ils changèrent de cap à très grande vitesse, espérant que l’autre coté de la planète serait moins protégé,…Les vaisseaux se mirent en formation serrée et balancèrent toute leurs cochonneries, en même temps. ! Ils utilisèrent une troisième tactique qui dura une rotation complète de la planète, pour trouver le point faible, le trou favorable pour percer cette couche invisible.

Rien ne fut efficace, Kosa était fou de rage, inutile de gâcher de l’armement pour rien.
Sur Jammus, tout était tranquille, les habitants étaient abrités et vigilants,….
Seules des sphères rougeoyantes continuaient de se balader dans la banlieue spatiale de Jammus à des vitesses folles au milieu des vaisseaux, jamais atteintes par les projectiles, narguant les assaillants, sans jamais les toucher .Mais ces sphères suffiraient elles encore longtemps à impressionner les ennemis de la planète .Auraient-elles pu détruire ou endommager les vaisseaux ennemis ?.

Les Sages resteraient-ils encore longtemps de marbre, ou préparaient-ils une riposte inattendue ?
Les Darok restèrent encore un bon moment en observation autour de la planète, avant de disparaître. Trop beau pour être vrai….les petits vaisseaux de combat étaient encore bien présents, à guetter on ne sait quelle opportunité.
Les habitants de la Constellation ne relâchèrent pas leurs contacts télépathiques. Ils s’attendaient même à une autre attaque .Le roi Envir II allait à coup sur essayer autre chose, le dialogue ne l’intéressant pas.

Les 110 sages de la planète Jammus demandèrent l’intervention de Kùra, la déesse d’Or depuis Cooù, sa planète lointaine. .Elle savait parfaitement à quoi s’en tenir, elle, l’ennemie jurée de Kosa
Cooù avait déjà été attaquée jadis, convoitée maintes fois pour ses énormes richesses minières et végétales.
Cooù était la seule planète du système à avoir une assemblée de 109 prêtresses et une déesse.
Toutes les autres planètes étaient protégées par leurs groupes de défenses psychiques respectifs « des 110 », hommes et femmes.
Au courant de l’attaque de Jammus, Kùra apporta son aide immédiate et sans faille, sous forme d’envoi de Principe Vital, propre à sa planète, en forme d’œuf cosmique, pour lequel l’énorme distance n’était pas un problème.
Energie manipulée par les 110 prêtresses, depuis leur dôme de Cooù.


Jammus avait ainsi encore renforcé son invulnérabilité en cas d’attaque surprise, avec une arme qui ne manquerait pas de surprendre encore davantage l’adversaire, tandis que les deux soleils, bleu et orange, s’alignaient verticalement.


                    
                                                                    



Chapitre 2 :



La Constellation du Diamant


A quelque couloirs-lumière de Jammus, sur la planète Wedy, Dler, l’un des sages mandaté, quitta le dôme de verre pour rejoindre sa compagne et ses enfants. Ils habitaient dans une des plus grandes villes de la planète. Il n’y avait aucun angle vif dans les constructions des édifices. Tout était arrondi, les tours, les rails de circulation transparents des bulles de verres, jusqu’aux entrées des habitations troglodytes, du flanc de la montagne composant l’est de la ville.
Dler brancha le casque émetteur de sa bulle de verre, et par la pensée, il se dirigea vers son habitation troglo.
Dler était natif de la planète Tajoo, il était grand, la peau claire bleutée avec une longue chevelure d’un blond presque blanc et vêtu d’une tunique rouge et or. Bien qu’aucune loi ne réglemente quoique que ce soit, la plupart des hommes de la constellation du Diamant avaient deux compagnes sur deux planètes différentes, pour assurer les descendances de la race d’Age d’Or du cycle actuel. Ainsi ces garçons sur Tajoo lui ressemblaient, mais avaient les yeux vert- nacré et les cheveux roux comme leur mère, alors que ces filles avaient la peau violet-or.
Son cycle de sage allait bientôt se terminer, quelqu’un d’autre prendrait sa place, comme cela se faisait partout dans l’Empire.

Sur Wedy, sa compagne Alcy était grande comme lui, avec une peau orange et des yeux couleur or. Leur habitation était très simple, éclairée par une lumière invisible rose opaline. Trois grandes pièces rondes plus un grand cellier qui dégageait de super odeurs de fruits, de légumes, d’agrumes et autres produits de cette magnifique région aux courants telluriques particulièrement bénéfiques. Sur presque toutes les planètes du système, les habitants vivaient des ressources naturelles et avaient inventé d’immenses marchés d’échanges pour tout ce qui était matériel moderne de confort et nourriture Les dernières technologies s’adaptaient automatiquement au matériel déjà existant, et il n’y avait pratiquement pas de résidus. Ce qui irritaient particulièrement les marchands des systèmes commerciaux des autres galaxies. Mais aucun système ne vivait en autarcie, chacun gardait sa liberté d’agir collectivement.

Dler appuya sur une plaque ronde verte posée sur un meuble ovale à l'entrée de l'habitation. Une musique planante et rythmée se diffusa dans la pièce en même temps que des spirales de couleurs bleu et or.
Sur un écran mural, apparurent les dernières nouvelles et conclusions de l’attaque de la planète Jammus. Tout était rentré dans l’ordre.
Sur un autre écran, ces enfants de la planète Tajoo apparurent au milieu d’un groupe, sous une coupole de verre. Ils apprenaient à maîtriser les champs mémoriels, porteurs d’informations, qui leur permettraient la télépathie avec les autres planètes et leurs systèmes minéral et végétal. Les enfants avaient la liberté totale de choisir de rester avec leurs parents jusqu’au premier ou second septénaire de leur vie planétaire, avant d’intégrer les structures de mémoires collectives propres à chaque planète.

Sur Tajoo, Lue, la seconde compagne de Dler, embarqua dans le grand vaisseau spatial pour Zorhar, la planète d’orages, défavorable à la vie, mais qui constituait son lieu de travail dans une structure de fabrication souterraine de matériel robotique. Sur les quelques centaines de planètes d’orages inhabitées de la galaxie du Diamant, le magnétisme, la force des éclairs, des ouragans et parfois la canalisation d’immenses geysers, était récupérée, pour le fonctionnement des différentes industries. Environ deux cent planètes conservaient le système fabrications / salaires, sous diverses formes. C’était très peu, mais suffisant pour assurer les bases des marchés d’échanges des capitales planétaires.
Lue, était soucieuse, car elle savait comme tous les habitants de Tajoo que des espions envoyés par Envir II avaient réussi à s’infiltrer avec de nouveaux moyens de brouillage de fréquences sur sa planète.

Sur Wedy, Dler était au courant, cela faisait partie des ses attributions, mais quelque chose de particulier tourmentait sa compagne et elle devait en faire part après son travail. Que pouvait trouver des espions sur ce lieu de travail, pensa t-elle, alors que tout y était transparent, rien de secret. Des gens de centaines de races et de planètes différentes, y travaillaient selon les cycles de leurs soleils et planètes respectifs.

La planète Ettas, avec ses nombreuses éclipses, était celle qui comportait le plus d’espions. Les sages ne cessaient de mettre en garde ses habitants, apparemment moins vigilants que les autres.
C’est là que Dler fut téléporté et accueilli par Ack, un des sages de la planète à l’astroport de la capitale, constituée de flèches lumineuses et d’ensemble harmonieux de constructions.
 Les habitants d’Ettas étaient plus petits que Dler, dotés de quatre bras, peau blanche, cheveux roux-vert, vêtus de grandes robes et de sandalettes. Les femmes étaient très jolies et s’habillaient avec des couleurs splendides, exclusives à leur planète. Toujours souriants et accueillants, prêts à collaborer pour n’importe quoi.
Comme sur Wedy, ils se déplaçaient dans des sphères de verre, sur des rails invisibles.

Lue avait dû utiliser son 17ème sens, pour avoir accès à un plan télépathique particulier, afin de contacter Dler pour lui faire part des bizarreries vibratoires qu'elle ressentait. Un léger ronflement dans son aura de vitalité. Elle en détermina la fréquence. Voulait-on perturber ses pouvoirs, ou les diminuer ?
Mais peut-être que de retour sur sa planète, le phénomène disparaîtrait…

Dler reçu le message et fit part des remarques de sa compagne à Ack, avec qui il devait faire un point sur l’augmentation des actes d’espionnage un peu partout dans l’Empire.


                                              
                       

La coupole des 110 sages de Ettas était éclairée par des dalles d’une lumière rose et or. La nuit venait de tomber et on apercevait une galaxie en spirale et ses soleils rouges dans l’immensité du ciel étoilé de Mud la capitale. Deux étoiles doubles jaune et verte brillaient de tous leurs feux au nord d’un grand lac, sur lequel une forêt flottante d’arbres rouges donnait un aspect fantomatique au décor du soir.




Chapitre 3 :




Les Sages de l'Empire



Le soleil orange de Daro venait de disparaître derrière les immenses dunes de sable qui bordaient l’une des trois grandes villes de la planète. Le vaisseau de l’amiral Kosa se posa sur la tour ouest du palais royal.
Suivi de quelques hommes, il se dirigea vers l’allée de cristal et l’escalator menant à la salle royale où l’attendait le roi Envir II. De grands arbres aux fleurs et feuilles violacées gardaient l’entrée du palais, en exhalant une odeur d’orange.
 Après être passé à travers l’anneau fluidique, dernier contrôle avant le trône du roi, Kosa et ses hommes s’inclinèrent, avant de s’asseoir sur des sièges s’adaptant automatiquement à leur anatomie. Les habitants de Daro étaient de tailles moyennes, avec un physique plutôt agréable, cheveux bruns, souvent barbus, la peau jaune-pâle, vêtus de combinaison jaune et de capes grises.

" Nos leurres virtuels n’ont pas fonctionné, les espions, ont été détectés et traités comme de simples touristes, et nos armes sont inefficaces " dit Kosa,
« Ils sont très forts » répondit Envir II, « mais nous finirons par trouver la faille, soyons persévérants, c’est toujours payant. A présent, nous avons de nouveaux alliés qui semblent très intéressés par les ressources d’au moins une dizaine de planètes de leur Empire. Nos amis de la planète Wranns, semblent sur le point de découvrir certains de leurs très intéressants secrets ». Ils ont mis au point des humanoïdes très perfectionnés, capables de dévier leurs champs vibratoires et d’intercepter leurs informations mentales. Et certains de nos espions ont trouvé un cristal sur une de nos dernières planètes conquises, capable de les protéger des moyens de détection que nous connaissons.
"Les sages de la planète Runyas nous envoient des messages de paix et espèrent que les milliards d’habitants de la galaxie Maer, notre récente acquisition, seront bien traités, exposa l'un des officiers ».
« Nous n’avons pas besoin de leur morale, la galaxie du Diamant nous gâche la vie pour la suite de nos projets, répliqua Kosa, visiblement en colère. Nous finirons par les avoir. Il faut maintenant faire vite, nos destroyers spatiaux ont repéré des pirates indésirables, qui pourraient bien convoiter la même chose que nous.
« Mais l’union fait la force, ces gens peuvent très bien nous servir, nous savons partager, non,.. ? » S’empressa d’ajouter avec un rire grimaçant, Asu le principal lieutenant de Kosa.

Mais le Commandeur n’était pas si tranquille que ça. Les bruits grandissants d’espionnages répandus un peu partout, et qui n’étaient pas forcément de son initiative, ne le faisait pas rire,… était-il en train de se faire doubler ?
Pour le roi Envir II, cela n’était même pas pensable !



Sur Gosan, les vents solaires de Balâa, son soleil bleu géant, se calmaient doucement en poursuivant son écliptique. Gosan était une planète moyenne d’eau, de sable, et peu de relief. Un gros satellite aux anneaux bleus et verts l'accompagnait dans sa rotation.
Les deux tiers de ces habitants vivaient dans l’immense océan rose-vert recouvrant les trois-quarts de la planète. Ils faisaient partie de l’Empire de la paix, mais étaient souvent en guerre avec les habitants de la surface de leur planète, hostiles et barbares, allergiques à la sagesse de leurs compatriotes des fonds marins, pourtant de la même race qu’eux. En désaccord avec les sages, ils ne pensaient qu’à dominer à coup de technologie plus ou moins démoniaque.
Thar, l’un des sages de cet empire sous marin sollicitait souvent l’aide des autres planètes. Depuis que la reine rebelle avait essayé de décimer les grands oiseaux sur lesquels ils se déplaçaient à la surface de la planète. Épisode douloureux durant lequel les oiseaux paniqués, piquaient et attaquaient tout le monde. Rétablir leur confiance, ne fût pas facile.
Redoutée des rebelles, la déesse d’or Kùra était la mieux placée pour intervenir rapidement.

Mais Hanias, la reine des rebelles de Gosan était de plus en plus persuadée qu’elle serait un jour maître de la situation, grâce à ses dernières découvertes et son alliance avec Envir II.
Elle avait sa petite idée sur la façon de placer ses nouveaux espions un peu partout. Ses vaisseaux spatiaux étaient les plus perfectionnés, les mieux armés et ses mercenaires n’avaient nullement peur de jouer au chat et à la souris avec quiconque.
Elle pouvait prêter main forte à Kosa contre ces sages ridicules qu’elle considérait comme arriérés et qu’il fallait donc faire disparaître.
 En commençant bien sûr par ceux de sa propre planète. Jusqu’à maintenant elle n’avait pas réussi, mais elle était résolument optimiste. Après quoi, elle pourrait concevoir d’autres ambitions sur d’autres territoires riches en minerai et énergies de toutes sortes en visant particulièrement Cooù, le territoire de Kùra. Cette déesse d’or l’énervait au plus haut point.

Elle avait eu l’audace d’essayer une alliance avec la déesse, la réponse fut des plus inattendue, alors que Thar l’un des sages de l’Empire sous-marin demandait un coup de main. Un œuf laiteux immense et peu engageant partit de Cooù. Quelque temps après, il plut alors sur la planète Gosan un liquide incolore et inodore, mais d’une texture légèrement collante, et qui pouvait s’infiltrer partout, provoquant des dégâts considérables dans tous les objets et constructions matérielles même les plus étanches. De quoi décourager les plus ambitieux.

Cependant ce n’était qu’un avertissement des prêtresses de Cooù qui avaient consciemment limité les dégâts. Ils seraient minimes, les habitants du continent vivant dans d’immenses tubes de verre horizontaux, les protégeant efficacement des vents, solaires de Balâa.

Hanias n’avait pas l’intention d’en rester là. Elle n’avait pas fait alliance qu’avec Kosa ; et elle profitait de ce que Envir II, n’avait pas encore complètement répertorié l’immensité de la galaxie Maer, qu’il venait de conquérir. La reine des rebelles avait prit de l’avance sur lui. Elle savait que dans cette galaxie, elle pouvait se faire des amis, plein d’amis, grâce à une de ces dernières inventions technologiques de communication qui lui permettait des relations avec les pirates de la lointaine galaxie Ramus.
Et ça, Kosa et Envir II ne le savaient pas.. !


Thar et les sages de Gosan avaient bien flairé quelque chose d’inhabituel sur leur planète, et avec Hanias, ils s’attendaient à tout, mais impossible d’en savoir plus. Les 110 sages des deux grandes villes sous-marines décidèrent de se réunir.

            


Dler, Ack, Lue, Alcy, entrèrent en communication télépathique avec Thar et les sages de Gosan. Lue avait réussi à déterminer la fréquence d’un cristal inconnu qui perturbait sérieusement son aura de vitalité et certainement celle de très nombreuses personnes, le but étant d’empêcher précisément les contacts télépathiques.
Les sages décidèrent d’opter pour une parade à la  lunes, et tous les éléments de toutes les planètes de la galaxie du Diamant. Cela faisait partie du cycle d’Age d’Or à transmettre aux humanités du cosmos.

Il était facile de comprendre la convoitise que suscitait cette planète merveilleuse. Un soleil, disque d’or solaire et un autre, plus lointain, bleu-violet éclairaient une nature luxuriante, des arbres d’un vert translucide, des jardins suspendus, et à l’horizon, une immense mer bleu opale et ses îles musicales. Des oiseaux, des animaux tranquilles de toutes tailles se promenaient partout dans une parfaite harmonie de niveau ultra pensant. L’atmosphère était douce et parfumée d’une odeur de fruits exotiques. Planète ovoïde de taille moyenne, elle ne comportait pas de capitale. Sept villes, réparties au nord et au sud d’une mer calme et colorée.
Des humanoïdes espions ultra perfectionnés, avaient été détectés récemment par les oiseaux lyre, mais pour exploiter quels secrets ? Tout le monde était le bienvenu sur Cooù,… !! Les tricheurs humains mal intentionnés, ne restaient généralement pas longtemps sur la planète, comme sur toutes les planètes de l’Empire d’ailleurs. Pris de tremblements et de maux divers, l’envie de fuir les lieux aussi beaux soient-ils, était très forte. Leurs récepteurs corps/ âme/ esprit n’étant quasiment jamais en résonance avec les points de protections géopathogènes.
Les habitants de Cooù étaient tous très beaux, très sereins. Arrivés au troisième cycle de rotation de leur planète, ils ne vieillissaient plus. Ils avaient la faculté de quitter leur corps physique en pleine conscience, lorsqu’ils avaient reçu le codage des archétypes immémoriaux de la Création Divine et de l’Age du Diamant. Ceci pour une réincarnation encore plus riche, afin de spiritualiser la matière dans la création entière.

Kùra reçu le couple et l'enfant avec une coupe de fruits violets, qu’ils dégustèrent assis sur des sièges mous et légèrement vibrants.
La déesse Kùra était aussi belle que sa planète, peau dorée, chevelure brune aux reflets verts, bandeau fin de cuir rouge autour du front, yeux bleus rose transparents. Vêtue d’une longue robe blanche, à trois nuances qui la faisait briller différemment selon l’endroit où elle se trouvait, Kùra portait aussi des colliers de perles roses. Elle était sans aucun doute la déesse d’or.

Mais elle n’était que la représentante de sa planète. Il n’y avait pas d’idolâtrie ou d’admiration particulière des habitants de Cooù envers sa personne. Les 110 Seigneurs des Secrets lui avaient attribué le titre de Déesse d’Or pour sa beauté et sa sagesse. Cela ne dérangeait personne sur sa planète. Aux yeux des habitants, c’était sans aucun doute mérité. Elle n’était pas irremplaçable, et quelqu’un d’autre prendrait sa place, le moment venu.
Ils burent un liquide bleu dans une coupe transparente et décidèrent accompagnés de deux prêtresses, et d’un pilote d’astronef vêtu d’une combinaison argentée, d’intégrer une petite salle blanche à trois écrans de verre, pour discuter de la situation d’espionnage que subissait l’Empire.
Jov, fils de Gial et de Mooral, bien que très jeune, n’était pas exclu de la discussion. Sur Cooù, les champs informationnels s’enseignent très tôt aux enfants, et Jov pouvait donner son avis sur tout ce qui concerne sa planète et l’Empire de la Paix. Pour l’heure, il s’agissait de confirmer une fois de plus, que plusieurs planètes de l’Empire étaient convoitées par Envir II, la reine Hanias, et sûrement par d’autres, de la galaxie Maer, récemment conquise par Envir II.

- « Nos moyens de défense sont pour l’instant très efficaces et pacifiques, confirme Kùra, mais nous devons nous attendre à quelques surprises. Le rapport de Dler confirme une tentative de perturbations importantes dans nos moyens télépathiques de communications. Les sages de Gosan ont décidés d’utiliser l’électron lumière intérieur/extérieur, Lumière de l’Esprit, pour les transferts d’informations, c’est une très bonne chose…. »
- « Nous devrons peut-être ouvrir la 7ème porte de la Connaissance, » dit Gial.




CHAPITRE 4




De nouveaux despotes



La reine Hanias avait souhaité rencontrer Kosa.

Son vaisseau oblong se posa sur Daro à proximité du Palais Royal. Escortée par Kosa et ses hommes, ils se dirigèrent vers l’allée de cristal, afin d’être reçus par Envir II lui-même. Elle n’en demandait pas tant, était-ce parce qu’elle était porteuse d’informations importantes. ?
Hanias, comme le peuple de Gosan était de taille moyenne, la peau grise, sans cheveu, de gros yeux verts, des évents sur le cou, des mains à trois doigts palmées, anatomie qui lui permettait de vivre aussi bien à la surface d’une planète, que dans l’eau. Tunique brun-rouge, elle portait un tube à la ceinture, qui ne pouvait être qu’une arme. Elle ralenti le pas pour admirer la végétation et la beauté des lieux. L’air était doux et parfumé, une pluie fine commençait à tomber.
Elle laissa son arme sous un portique avant de franchir l’anneau fluidique de sécurité.
Elle s’inclina devant Envir II, ravi de la rencontrer pour la seconde fois, et qui lui souhaita la bienvenue. Le roi portait une tenue de fourrure animale vert clair et blanche, et une grosse médaille bleue triangulaire sur la poitrine.
Ils discutèrent longtemps décontractés, assis confortablement devant une boisson moussue. Certes, les espions humanoïdes chargés de récolter les innombrables vibrations des différentes planètes du système avaient été détectés. Mais le cristal perturbateur de communication, trouvé sur une nouvelle planète, jalousement gardée secrète par Hanias, ce qui ne plaisait pas du tout au Roi de Daro, s’avérait efficace.
Etait-ce suffisant pour lancer une nouvelle attaque surprise contre l’Empire. Peut être, car, Hanias avait aussi trouvé une planète de l’Empire qui présentait une entrée plus vulnérable du bouclier de protection selon elle et ses médiums.
Il fallait bien commencer par un bout.

Hanias et Kosa avaient prit le temps d’observer les planètes de l’Empire durant le trajet permettant d’aborder la planète Hâs. Ils avaient très peu utilisés leur propulsion hyper-hadronique, et s’étaient déplacés par vague, afin de ne pas attirer l’attention.

L’attaque fut fulgurante et la planète Hâs plus souvent dans la pénombre que dans la lumière de son soleil, subit de sérieux dégâts à hauteur de l’équateur. Hanias et ses médiums avaient vu juste. Les fréquences perturbatrices des nouveaux cristaux de brouillage et le choix d’une région sablonneuse, c’était bien vu. Car ce sable noirâtre bizarre pauvre en silice n’était pas le meilleur condensateur d’amplification pour ce brancher sur le minéral.
Ce choix avait eu raison de la rapidité de décision des sages de Hâs. D’autant plus que cette région était peuplée par les Hojô. Bien qu'entretenant de bonnes relations avec tous les habitants de l'Empire, les Hojô souhaitaient vivre à leur façon. Liberté respectée par tous. Mais ne pouvant faire face aux armements sophistiqués, ils étaient souvent massacrés, avant que Kùra n'intervienne. Elle avait beaucoup d'estime pour cette peuplade et son jeune chef Jiniro. Il avait réussi à constituer une élite guerrière redoutable en développant à fond le pouvoir de bilocation propre son peuple qui en avait marre de se faire décimer. Pour les sages de l’Empire, pas question de laisser tomber les Hojô, qui demeuraient des êtres pacifiques. Bien sûr, l’ennemi profitait de leur faiblesse en armement. Beaucoup d’entre eux périrent sous les nouvelles armes de Kosa.

La réponse bien que tardive, ne se fit pas attendre davantage qu’une rotation de la planète, lorsque Kosa avait projeté d’atterrir.
Les sphères rougeoyantes que Kosa connaissaient déjà, avaient fait leur apparition autour des vaisseaux. Jusqu’à maintenant toujours pacifiques et observatrices, les sphères se mirent à fondre sur les vaisseaux, coulant en liquide visqueux, compromettant toute visibilité pour les pilotes et instruments de bord. Plus les vaisseaux accéléraient, plus le liquide devenait opaque et lourd.
Hanias ne dû son salut qu’à la fantastique accélération de son vaisseau en vitesse supracosmique. Tandis que bon nombre d’appareils entraient en collision, où allaient s’écraser sur la planète Hâs. D'autres se perdaient dans l’espace.
Les assaillants durent déchanter, et ceux qui le pouvaient encore firent demi-tour à pleine puissance.

Les sages avaient réagi juste à temps, avec plus de trente milliards d’habitants de l’Empire, l’alliance cosmo tellurique et tous les être vivants vibratoirement réceptifs. "Dans l’Empire, les mondes se superposent et ne s’ignorent pas" avait déclaré la déesse Kùra.
Le vaisseau de Kosa était très endommagé et dérivait dans l’espace, sans visibilité et sans communication. Il ne dû son salut qu’à la reine Hanias. Elle avait encore besoin de lui, et fit son possible pour le retrouver.



Comb était un véritable corsaire. Cela plaisait fortement à Hanias. Dernier venu de la galaxie Ramus, il allait devenir son allié le plus fidèle, mais aussi le plus cruel. Il venait de s’octroyer vingt sept des planètes les plus riches, et pouvait désormais imposer ces lois commerciales à travers une bonne partie de sa galaxie. Ces derniers vaisseaux pouvaient tous voyager très vite, grâce à la maîtrise de nouveaux champs magnétiques en spirales.
Comb était un habitant de Oukmos, planète pourvue de villes gigantesques. Grand, la peau lisse vert-jaune, un œil supplémentaire au milieu du front d’un visage triangulaire, cheveux roux très courts, vêtu seulement d’un cache sexe, il n’avait jamais froid, et adaptait très vite son corps à toutes les situations physiques et physiologiques de l’endroit où il se trouvait. Avec ses deux cœurs, il pouvait rester sous l’eau très longtemps. Huit doigts à chaque main et doté d’une grande force, il n’avait peur de rien. Il possédait une arme en forme de boule en bandoulière, ainsi que deux cadrans à chaque poignet. Toujours accompagné de sa compagne Tamy, vêtue d’une tunique jaune pâle.
Avide de pouvoirs et de richesses, il espérait bien continuer ses conquêtes dans les autres galaxies. Après avoir reçu les informations sur les sages de la galaxie du Diamant, il ne put s’empêcher de sourire et de prendre l’invincibilité de l’Empire de la paix pour des rumeurs de pacotille. Pour lui, il y avait toujours moyen de vaincre, et pour cela, il n’hésiterait pas à s’allier, même provisoirement avec Envir II et Hanias. Après quoi, il aviserait… !
Il avait désormais des armes redoutables, des vaisseaux appropriés, et prenait quand même la sage précaution de faire une seule et unique fois des somations avant d’attaquer.
Ses espions lui avaient rapportés les ambitions de Kosa et Hanias, et, pourquoi pas, une possible collaboration avec les habitants de la galaxie Maer pour conquérir les richesses de la galaxie du Diamant. Et puis, cette déesse d’or et sa planète Cooù l’intéressaient particulièrement.
Tout cela restait son principal objectif, mais il préférait attendre un peu et observer les méthodes employées par chacun.
Seule Hanias connaissait son existence et son hégémonie dans la galaxie Ramus. Grâce à de nouveaux moyens de communications et de propulsion de ses vaisseaux, elle avait franchi l’énorme distance les séparant. Elle étudiait la possibilité d’établir une base sur une planète, propice à des rendez-vous secrets et improvisés.



Il faisait très froid sur la planète Ettas lorsque les sages, représentant les groupes de planètes de l’Empire, arrivèrent de leur téléportation dans le sas de lumière du palais souterrain de Mud, la capitale.
Ack, les reçut pour un moment de détente bien mérité, avant l’importante réunion qui devait aboutir à la stratégie de défense contre les nouveaux envahisseurs potentiels signalés un peu partout. Cette fois-ci, la légitime défense s’imposait, l’utilisation du 5ème espace-temps de l’esprit fut évoquée pour l’accumulation, l’augmentation d’énergies, et les transferts d’informations. On ne rigolait plus. Les téléportations seraient limitées, chacun devait se brancher sur les courants planétaires de chaque planète et en interpréter les signes codés en vibrations particulières.
Les moyens de communications standard habituels seraient utilisés pour les approches dans les banlieues planétaires concernées.

La déesse Kùra qui faisait partie de la délégation des sages sur Ettas, prit la parole, et suggéra un plan secret à utiliser en dernier recourt .Il n’était plus question de transiger, car elle pressentait une méthode d’attaque inhabituelle, qui aurait sans doute lieu en même temps dans plusieurs endroits différents, même très éloignés les uns des autres.
Gial et Dler, venaient de traverser Mud, la grande capitale de Ettas avec le spatio-train.

L’hiver était glacial, mais une grande foule attendait patiemment d'accéder au gigantesque marché couvert d’échanges d’objets de toutes sortes, du plus banal, aux serviteurs de haute technologie. C’est ainsi que fonctionnait une grande partie des planètes du système.
Les deux sages arrivèrent au palais souterrain avec le plan secret préconisé par Kùra.
Tout allait très vite lorsqu’il s’agissait d’échanger des informations dans le même champ magnétique et simultanément sur plusieurs plans en même temps.




Chapitre 5




Échec et mat


Deux attaques simultanées avaient éclaté loin l’une de l’autre dans l’Empire. Les nouvelles armées de Kosa et Hanias réunies avaient provoqué de gros dégâts, notamment aux pôles de deux planètes, où les attaquants voulaient construire des bases.
Mais leurs ambitions démesurées allaient leur coûter cher.
Hanias proposa d’envoyer sur un des soleils une arme terrible, capable de l‘endommager gravement, car elle savait que les sages se branchaient sur l’énergie solaire pour fabriquer mentalement un bouclier magnétique puissant.

Ainsi, le faisceau-missile se dirigea à une vitesse folle vers le plus lumineux des 2 soleils. C’était presque réussi. Quand soudain, à mi distance du but, le missile fit brusquement demi-tour, comme un boomerang avec un angle de retour incroyablement court, et repartit à l’expéditeur ! Kosa n’eut que le temps de le diriger dans un couloir magnétique de repli avant qu’il ne leur revienne en pleine figure.
Hanias, qui ne connaissait pas vraiment cet aspect de l’invulnérabilité de l’Empire, autre que sur sa planète, était sidérée !



Tous les faisceaux lumineux indiquant les points d’atterrissages sur toutes les planètes, avaient disparus. Les sas de téléportation étaient réservés aux habitants des planètes numériquement majoritaires qui sans hésiter, passaient d’une planète à l’autre, pour assurer un équilibre très important à assurer. Tout se passait très vite, sans précipitation. Les 110 sages de chaque planète étaient réunis et s’alignaient pour l’envoi des signes codés dans les espaces-temps verts et bleus, préconisés par Kùra. Les règnes du minéral, végétal, animal étaient immédiatement en alerte sur chaque planète et chacun à leur façon. La plupart des habitants avaient disparus des surfaces visibles, la défense s’organisait sous terre, sous les forêts, dans les fleuves, dans les mers et océans. Et surtout au sein du minéral, des grottes et gisements, et des énergies telluriques et volcaniques.

Deux autres attaques eurent lieu sur Tajoo, que les espions ennemis avaient jugées stratégique.
Effectivement, c’était justement pour cela que cette planète était plus invulnérable que les autres et c’est aussi pour cela que d’autres moyens terrifiants furent utilisés par les envahisseurs, qui s’attendaient à affronter une flotte de vaisseaux et d’armée spatiaux.
Mais le coup de main pour les habitants de Tajoo, vint de très loin. Il fut très rapide et insaisissable. Kùra, encore elle, et ses liquides semi-visqueux sous forme d’œufs géants.



A la tête de l’attaque, Asu, un des lieutenants préféré de Kosa, dû faire face pour la première fois à cette purée inattendue. Mais Kosa et Hanias qui avaient affrontés cette situation avec les sphères rougeoyantes, avaient mis au point une protection que Asu allait devoir expérimenter. A ceci prêt, que les prêtresses de Cooù avaient elles aussi prévues quelques petits changements désagréables pour l’ennemi. La consistance du liquide changeait sans arrêt, et il était quasiment impossible de s’en défaire. Il résistait sans problème au froid spatial.
Les éclairs bleus qui sillonnaient les vaisseaux attaquants, et qui devaient les protéger de cette poisse, furent inefficaces. Asu dû battre en retraite.
Comment cette chose pouvait-elle garder une telle consistance dans l’espace, et être aussi efficace. Comment était-elle fabriquée ? Comment voyageait-elle aussi vite ?
Le lieutenant Asu était très impressionné, car visiblement cette arme n’était pas vraiment destinée à tuer, mais à déstabiliser avant tout. Peut-être valait-il mieux être amis plutôt qu’ennemis avec les expéditeurs de ce genre de cadeau ! Et cela voulait-il dire aussi que ces êtres de l’Empire de la paix étaient quasiment invincibles ?

Mais de toute façon, Kosa et Hanias n’avaient pas terminé leurs séries d’attaques…


Tous ces évènements vinrent aux oreilles rondes de Comb. A nouveau perplexe, il se dit qu’un pirate comme lui ne se laisserait pas surprendre par ce genre de parade défensive. Il pensait vraiment avoir les armes et armées adéquates. N’avait-il pas conquis la galaxie Ramus avec une certaine facilité ? Ces plans d’attaques étaient beaucoup plus subtils, ces infiltrations d’androïdes un peu partout, lui avaient fournis beaucoup d’informations. Il savait précisément quelle planète attaquer, et quand il fallait le faire.
Il n’avait rien dit à la rebelle de Gosan mais il attendait son tour, et n’était pas du tout pressé de connaître Kosa.



Envir II avait vaguement entendu parler de l’existence de Comb. 
Des pirates comme lui, il y en avait plein les galaxies ! Et il fallait parfois se résoudre à faire appel à eux pour solutionner certains problèmes. Après quoi, avec quelques propositions commerciales alléchantes, il était relativement facile de s’en débarrasser. Ce genre de troc était très courant.
Mais tout ce savait et Envir II chargea Kosa de se mettre en relation avec Comb, si possible par l’intermédiaire de Hanias. Celle-ci accepta car leurs défaites dans la conquête de la galaxie du Diamant, ne pouvaient continuer, et elle se doutait des ambitions cachées de Comb. Il valait mieux être associé avec lui, que contre lui. Ce dernier ne s’attendait pas à un contact aussi rapide, mais accepta un rendez-vous sur une planète qu’il choisit et qui semblait inhabitée.

Ils se retrouvèrent dans une grotte aménagée et secrète, tandis que des typhons de sable soufflaient dans une chaleur étouffante et inhospitalière. Avec ses trois satellites, cette planète tournait vite, et seul Comb su approprié son corps physiologiquement à la situation. Tandis que les autres avaient besoin d’équipements spéciaux. Était-ce l’immense soleil rouge qui brillait au zénith ou la présence de Comb qui ne lui plaisait pas, toujours est-il que Kosa ne se sentait pas très à l’aise.
Comb ne laissa pas à ses invités le temps d’exposer un plan. D’entrée, il imposa le sien, comme étant bien sûr le meilleur et le plus efficace.
Soit, il avait en main des armes que les autres ne connaissaient pas, une détermination sans faille, et pas du tout l’intention de transiger avec qui que ce soit.


Comb allait commencer par l’attaque en force de la planète Cooù, puisque elle semblait être le point fort de l’Empire. Il venait d’entrer par communication holographique avec Kùra pour lui faire une sommation d’attaque. En général, il ne s’intéressait pas aux femmes qui n’étaient pas de sa race. Mais l’intérêt qu’il porta soudain à cette déesse d’une extraordinaire beauté, augmenta lorsqu’il su que sa planète était elle aussi le plus beau des joyaux à des années-lumière à la ronde. !

Le troisième œil de Comb n’impressionna nullement Kùra, bien qu’elle perçu un pouvoir développé de télépathie.
Mais ce type ne lui plu pas du tout. Elle vit en lui un despote prêt à tout pour parvenir à ces fins, et conquérir l’univers sans scrupule, uniquement pour la gloire et les honneurs.
Kùra, dans sa tunique bleue et or restait d’un calme qui impressionna son adversaire. Elle lui demanda avec un large sourire de compassion, pourquoi il lui voulait du mal, alors qu’ils ne se connaissaient pas,… !

Comb ne répondit pas et lança immédiatement une flotte entière sortie d’un espace temps à trois endroits de la planète, le plus prêt possible de sa surface pensant que l’effet de surprise serait total.
Le troisième œil de Comb lui permit de voir le dôme de protection de la planète et il n’en revint pas.. ! Ce dôme était composé de bizarreries qui semblait être du corail rouge, des feuilles violettes, des pierres plates, et d’une multitude de matières qu’il n’identifia pas, et qui étaient plus ou moins transparentes. Toutes ces matières se mouvaient dans tous les sens en une fine épaisseur et changeaient de textures et d’altitude très rapidement. Sans la vision de son troisième œil, le dôme restait parfaitement invisible à Comb..
Mais il fût encore plus surpris, lorsqu’il s’aperçut que ses armes de destruction ne perçaient nullement cette invisibilité. C’était tout simplement incroyable. Il n'avait jamais vu ça !!

Pendant ce temps et simultanément, Kosa et Hanias attaquaient deux planètes stratégiques de l’Empire, avec le même insuccès.



Les 77 milliards d’habitants de la galaxie du Diamant étaient une fois de plus en résonance, par l’intermédiaire du fluide magnétique qui circule à travers le temps et l’espace, accompagnés par les forces minérales, végétales, animales, telluriques et électriques de chacune de leur planète et soleils.
Mais ces attaques étaient trop virulentes pour ne pas utiliser la légitime défense. Et là, ça se gâtait franchement pour l’adversaire, surtout lorsque toutes les forces de l’Empire conjuguées montraient leur savoir faire de coordination, et d’efficacité. Les sphères rouges toujours en observation en banlieue planétaire, devaient cette fois-ci causer beaucoup de dégâts. Toujours insaisissables par l’ennemi, elles fondirent sur les vaisseaux devenant tantôt liquide, tantôt solide, de vraies sangsues… !

Comb, guettait l’arrivée éventuelle de ce fameux œuf cosmique à chaque fois salutaire pour les agressés. Arriverait-il d’une autre planète que Cooù ? Normalement les nouveaux boucliers ovoïdes devaient protéger ses vaisseaux.
Il n’attendit pas longtemps, un liquide venu de nulle part se mit à geler au contact des attaquants.. !
Les boucliers furent efficaces, mais limité dans le temps. Toute la flotte disparut dans un espace-temps de repli.





C’est sur la planète Myror que le système de cohésion harmonique en vigueur sur pratiquement toutes les planètes de l’Empire avait été institué par les hommes-oiseaux il y a 878 cycles.
Au grand désespoir des autres galaxies, ce système avait exclu le pouvoir de l’argent, des banques, des flux monétaires galactiques de toutes sortes, susceptibles d’entraîner la corruption et le despotisme de domination.
Tout était basé sur l’échange, le don, la partialité et la solidarité. Chaque personne, chaque famille recensée recevait de quoi assurer ses premiers échanges. Entre autres, deux cent disques d’un platine très spécial. Un disque ovoïde, qui orienté face aux soleils, d’une certaine façon, faisait office d’ordinateur tous usages. Il suffisait d'y fixer un petit boîtier. Bien que ne fonctionnant que sur une dizaine de planètes, on pouvait échanger ce disque contre une foule de choses. Une énorme quantité d’eau dynamisée ou de fruits et légumes répartis dans les saisons, un kopp, animal domestique mais libre, moitié chat moitié chauve-souris, télépathe et très fidèle, il fera en sorte que vous n’oubliiez rien durant toute votre vie. A moins que vous préféreriez un hacob, arbre consentant, capable de vous fournir durant toute votre existence des rations protéiniques de sa délicieuse écorce.
Des cabines de gestions enregistraient vos transactions pour gérer et renouveler immédiatement vos choix dépendants des ressources de la planète.
D’immenses marchés, dans chaque grande ville permettaient le libre échange, jusqu’à la moitié d’une habitation en kit, des fruits, des légumes, une bulle de transport ou des vêtements à volonté… !
Rien n’était perdu. D’un centre souterrain, un laser solaire réduisait occasionnellement le peu de déchets en cendres, recyclées dans les cratères de volcans consentants.

Myror était une grosse planète éclairée par deux soleils jumeaux et leurs 7 satellites. Trois petits océans s’étendaient à sa surface, mais circulait un incroyable réseaux de grands fleuves, rivières, et de cascades vertigineuses. Impossible de ne pas se rendre compte que cette planète vivait, palpitait, à travers ses montagnes, ses sables bleus, ses forêts, ses saisons de pluies froides et chaudes et ses geysers de vapeur d’eau bleutée..
Les hommes-oiseaux, habitants de Myror, étaient les plus anciens de la galaxie du Diamant. Une grande sagesse les habitait. Ils vivaient de très peu et étaient toujours soucieux des besoins des autres, parfaitement conscients de la diversité de chacun et composés de trois races différentes. Comme sur les autres planètes, les 110 sages désignés se réunissaient sous un dôme de verre.
La plupart des habitants vivaient dans les grands arbres, mais aussi dans des villes suspendues aux habitations translucides.
Quelque soit la taille des planètes, les hommes-oiseaux avaient institué le système des deux mille volontaires, renouvelables qui géraient les besoins et ressources sur chaque planète. Pas de gouvernement proprement dit. Des marchés avec d’autres galaxies avaient parfois lieu pour échanger des minerais, des technologies, et des végétaux. L'or et les diamants n'avaient de valeur que leur beauté propre. Rien de plus.

Ces systèmes fonctionnaient bien, mais des milliers d’habitants de diverses planètes de l’Empire avaient tenté d’aller voir ailleurs ce que pouvaient donner d’autres modes de vies.
Beaucoup d’amateurs étaient revenus, déplorant le manque de cohérence et le manque d’harmonie des autres systèmes. Car sur Myror, comme dans toute la galaxie du Diamant, il n’y avait pas de riches goujats orgueilleux ou de pauvres pleurnichant. Tout le monde y trouvait son compte, lorsque le maître mot était bien intégré, la sincérité.

                     

Les tricheurs étaient vite repérés et priés de quitter les lieux, non pas par une autorité établie, mais par les groupes de solidarité. Chaque groupe avait une mission très précise, pour une période définie. Après quoi, un autre groupe prenait le relais. Ainsi, tous les habitants étaient impliqués dans la gestion et organisation de leur planète respective. Et ce principe de base, était pratiquement le même pour toute la constellation à quelques variantes près. Que ce soit pour l’habillement, la nourriture, les gestions planétaires, les déplacements, les habitations ou autres, les habitants savaient tout faire, à tour de rôle, y compris piloter des astronefs. Seules les conceptions de hautes technologies étaient assurées par les mêmes têtes pensantes.
La durée de leur existence était réglée par leur système planétaire et était très variable d’une planète à l’autre. Les informations matière-énergies évitaient toutes maladies, dès l’instant que l’harmonie avec les éléments constituants était continuelle et respectée par tous.

Au centre de chaque capitale planétaire, trônait un grand amphithéâtre, ou chaque habitant pouvait exercer ses talents artistiques les plus variés. Cela donnait lieu à des idées hétéroclites très fructueuses, inventives et reconductibles. Pas de corruption, pas de bataille d’ego, que la joie d’être non pas le meilleur, mais le plus astucieux pour le bien de tous.
Les femmes, les enfants, et même certains animaux participaient à l’élaboration de cette société particulière, qui n’avait qu’un but,… maintenir l’âge d’Or encore longtemps, très longtemps !
Ainsi un jeune garçon venu de la planète Ettas, ventait les qualités de son instrument de musique tout récemment inventé pourvu de tonalités différentes que l’on pouvait mélanger à souhait grâce à trois parties amovibles emboîtables, et qui donnait des sons et des échos inattendus et surprenants.
Il souhaitait l’échanger contre un bâton de survie, très dur, que l’on pouvait déplier et qui devenait une grande feuille, servant à s’abriter efficacement. Fixé en bandoulière, il permettait de flotter sur n’importe quelle étendue d’eau. Tout ça n'était pas de la haute technologie, mais simple, efficace, et utile à tout le monde.
Les marchés d’échanges et les amphithéâtres étaient la clé des fonctionnements matériels, culturels, et de la pérennité du cycle d’âge d’or basé sur la confiance, l’honnêteté, et la joie solidaire des habitants de la galaxie.
Les rapports avec les éléments et les règnes de la nature étaient fusionnels et primordiaux, puisque les consciences planétaires, planètes, soleils, espace-temps, faisaient partie des champs informationnels constitutifs à chaque système. La question du respect des habitants pour tous les êtres vivants ne se posait même pas. Chacun ayant un rôle capital à jouer, dans les fonctionnements logiques de l’Age d’Or.

Dans la constellation du Diamant, le temps était fractionné, et orchestré par les rotations planétaires et solaires, en cycles de rotations, et en repères saisonniers. Mais aussi en couleurs sur certaines planètes...
                               





Chapitre 6




Le Nouveau Venu




Un groupe de solidarité venait de changer de fonction comme le faisaient tous les habitants de Mud, capitale de la planète Ettas.

Affectés au sas de téléportation, les vingt et un hommes et femmes, pourtant habitués aux nombreuses surprises d’apparences physiques ou autres qu’offrait la diversité des races de l’Empire, virent arriver un humanoïde rouge de peau, petit, et pour le moins surprenant.
Comme il se doit, il fut accueilli avec des fleurs et des fruits de bienvenue.
Surpris par cette petite réception, il se mit en lévitation dans une posture en forme de boule qui pouvait correspondre à un remerciement. Concentré, il cherchait visiblement un contact télépathique qu’il ne parvenait pas à stabiliser. Le traducteur que l’on lui mit autour du cou ne fonctionna pas.
Il était vêtu de vêtements très amples faits d’une matière bizarre, tantôt brillante, tantôt mate et foncée, propice au mimétisme. Certaines positions de son corps, le faisait presque disparaître.
Il sourit et se présenta enfin par télépathie à l’une des femmes chargée de l’accueillir. Il était ravi d’être là, il venait de très loin par les espaces-temps de l’esprit, ce qui était très rare, et qui surprit les habitants de Mud.
Sept doigts très longs à chaque main, dont les index étaient très particuliers, pas de cheveux, il dit s’appeler Shogg et vient de la planète Togon, dans la 3ème constellation du Cygne. Pas du tout étonné des quatre bras des habitants et du décor de la capitale de la planète Ettas.
Bien que très accueillante, la délégation avait bien l’intention de lui demander quelques précisions sur son voyage et ses intentions futures. Pourquoi était-il seul, c’était rare pour un si long voyage, comment connaissait-il les espace-temps de l’esprit, y avait-il d’autre races rouges dans sa constellation ? Des questions toujours très amicales, mais indispensables aux voyageurs lointains et inconnus, non répertoriés par le Serviteur; sorte d’ordinateur géant à moitié fabriqué, et moitié végétal qui ne manquerait pas d’analyser une partie de ses intentions.
Mais Shogg était très coopératif et expliqua tranquillement son cheminement sur la vibration d’Amour universel qu’était l’espace-temps de l’esprit, fort de ses connaissances sur les fluides magnétiques circulant à travers l’espace.
Ses pouvoirs télépathiques l’avaient magnétiquement téléporté au bon endroit et il répétait qu’il était ravi de rencontrer des habitants évoluant paisiblement dans l’Age d’Or.

Togon sa planète, était la seule d’un système à trois soleils et une centaine de planétoïdes. Il ne faisait jamais nuit, et il y régnait une chaleur extrême, à peine supportable pour ses milliards d’habitants constitués de deux races différentes. Il affirma que tous étaient des sages très évolués qui devraient tôt où tard chercher une planète habitable supplémentaire pour leurs générations futures. Ils fonctionnaient eux aussi en unité avec les courants telluriques et les règnes de la nature de leur planète géante. Les Togons rouges ne mangeaient presque rien, pouvaient jeûner très longtemps et dormaient très peu, ce qui leur conférait une très grande résistance.
Voyager seul n’était pas un problème pour Shogg, qui se disait ambassadeur des terres colorées de sa planète. Comme sur Mud, le temps n’existait pas, les évolutions planétaires et solaires servaient de points de repères aux habitants sous forme de cycles orchestrés de façons très précises.

Accompagné et téléporté sur une douzaine de planètes de l’Empire, Shogg eut l’occasion de faire connaissance avec les modes de vie des habitants, et des 110 sages de chaque planète ; ainsi que de leur façon de faire face à une adversité envieuse et barbare venue des étoiles.



LA FAILLE :



Trois cycles plus tard, spécifiques à la planète Tajoo, Shogg fut invité par Jokel l’un des fils de Dler.
Le garçon fut tout de suite surpris par l’indifférence de Shogg envers les animaux de sa planète, si importants à ses yeux de jeune garçon.
C’est en présentant son Koop, animal domestiqué, que Shoog dévoila une partie de son vrai visage à l’enfant. Il n’avait pas saisi la longueur d’onde télépathique de l’animal fidèle et dévoué, tout simplement parce qu’il n’aimait pas les animaux.
Le Koop décrit précisément à Jokel par télépathie, ce qu’était en réalité le voyageur rouge. Un être perfide et calculateur, venu chercher le moyen de conquérir l’Empire. Patient, le soi disant sage observait et enregistrait les noms, planètes, et galaxies des ennemis de l’Empire de la Paix, sans doute dans le but de les contacter..
Jokel ne dit rien et ne fit apparaître aucune émotion. Mais Shogg intercepta le barrage mental de l’enfant, et le Koop également. Ce dernier sauta sur les genoux du Togon pour faire diversion. L'homme rouge fit un effort surhumain pour supporter le chat chauve-souris. Puis le garçon attendit sagement ses parents en présentant des activités considérées comme secondaires à son invité, toujours très allergique à l’animal domestique, qui se plaisait à être particulièrement câlin envers lui ! Le Koop était réputé pour son incroyable mémoire et surtout son pouvoir de communication aux règnes de sa planète.

Le koop.
Le meilleur ami des habitants de la Constellation du diamant.
                                                                    

Shogg bien que très habile était désormais grillé. Comment avait-il emprunté le deuxième espace-temps de l’esprit, comment était-il passé d’un système à l’autre, alors qu’il n’aimait pas les animaux, qu’il avait soigneusement évités jusqu’à maintenant. Pour emprunter ces "couloirs de couleurs", il fallait absolument être en harmonie avec tous les êtres vivants de façon universelle. Cette harmonie vibratoire n’exigeait aucune restriction de dialogue, ou de communion entre les êtres et les différents règnes, quelque soit leur race, ou leur planète.

Les usurpateurs étaient généralement repérés très vite et priés de quitter les lieux. Mais cet invité devenu à présent encombrant était trop malin pour en faire les frais gratuitement.
Dler avait décidé d’être très discret pour envisager une suite qu’il ne fallait surtout pas précipiter. Il devait tenir compte des facultés de Shogg, identiques aux siennes. Et surtout, ce dernier savait maintenant beaucoup de choses sur la galaxie du Diamant.
L’idée lui vint de l’inviter sur Hâs, planète sur laquelle des animaux de toutes sortes évoluaient librement parmi la population dans une parfaite osmose depuis très longtemps.
Dler et Shoog venaient de quitter le tube de verre qui traversait Tifel, la capitale de Hâs.

Shoog ne tarissait pas d’éloge envers les habitants de la planète pour leur calme, leur sourire permanent, leur joie de vivre, leur façon de se déplacer dans ces tubes de verre silencieux, très rapides, et leurs immenses marchés d’échanges.
La capitale était superbe, habitations ovales translucides, de grands monuments en forme de flèches, captaient les énergies solaires sur les grandes places de la ville. Au centre de cette même ville, un grand amphithéâtre, et orientés aux six points cardinaux, les marchés d’échanges qui rythmaient la vie quotidienne, colorée et joyeuse de ses femmes, hommes, enfants, mais aussi, animaux de toute sorte qui se promenaient en complète liberté.
Dler remarqua très vite que Shoog les évitaient soigneusement. Il ne manqua pas de lui préciser dans une conversation que dans tout l’Empire de la Paix, on ne mangeait pas les animaux. Le règne animal s’autorégulait généralement sans problème avec les cycles planétaires, et le peu de carnassiers y trouvait son compte.
Les animaux savaient que les humains récupéraient leur peau, leurs plumes, leurs os, avec respect pour les utiliser subtilement dans la fabrication d’objets divers, et échangés dans les marchés. Shoog ignorait ce mode de vie avec lequel il n’était pas forcément, voir, pas du tout compatissant. !

Alors que les deux touristes sortaient de la ville, un oiseau-lyre vint se poser sur l’épaule droite du Togon, le rendant mort de trouille, ce qui le fit se mettre immédiatement en boule et en lévitation. Dler capta sa retenue à ne pas être violent, il aurait pu réduire l’oiseau en cendre.
Tiens, pourquoi avait-il pensé cela ?
Le sage de Wedy le rassura, prit l’oiseau affectueusement et le remercia. Mais cet atterrissage de l’oiseau sur Shoog précisément sur son épaule droite signifiait quelque chose de très précis. Shogg n’avait pas intercepté le message télépathique, faute de compatibilité vibratoire.
Dler minimisa l’évènement à son invité en s’excusant, mais ce dernier n’était pas très à l’aise. D’autant plus que s’approchait de lui, un animal très étrange, huit pattes à ventouses qui certes paraissait très docile, mais qui ne le rassurait pas pour autant. Le Togon prit une posture de défense très étrange, les deux mains en avant, qui interpella le sage de Wedy.
Mais l’animal ne profita pas du désarroi de l’homme rouge, il parti en minaudant une série de sons qui aurait pu s’apparenter à un chant très gracieux.

C’était le moment où la planète changeait d’inclinaison axiale, une éclipse commençait à obscurcir le ciel vert
de Hâs.Dler en savait suffisamment sur le comportement de Shogg pour prendre des dispositions pacifiques, mais fermes à son égard.





            






Chapitre 7





La 7ème porte. Les 108 Seigneurs des secrets.




La 7ème porte de la Connaissance était le Temple souterrain sacré d’une des villes de Cooù, où pouvaient se réunir les 110 seigneurs des secrets.
Disséminés sur les planètes de la galaxie du Diamant, hommes et femmes issues des différentes races, ils pouvaient se téléporter très rapidement et agir concrètement dans des cas très précis, pour des actions exceptionnelles. Cela demeurait très rare, mais éventuellement nécessaire pour maintenir la continuité de l’age d’Or, jusqu’au prochain changement de cycle prévu.
Ils n’intervenaient jamais dans les conflits interplanétaires ou galactiques. Ils étaient les seuls 110, à accomplir leur mission jusqu’au terme de leur vie.
Leur unique mission était donc de modifier le taux ou les taux vibratoires des belligérants qui pourraient perturber celui de l’age d’Or en cours. Ceci pacifiquement, mais avec fermeté.
Jusqu’à maintenant les états mentaux des cycles avaient toujours été maintenus à leurs termes, depuis des milliers de cycles, toutes générations confondues sur les 110 millions de planètes de la galaxie...
Les champs quantiques rendant les univers abstraits à une certaine fréquence, permettaient de remettre les pendules à l’heure par dilatation des espaces-temps, seulement un très court instant.
Ils avaient pour but de désorienter fortement tout adversaire, qui sombrait alors généralement dans la folie. Les 110 étaient également maîtres des sons et agissaient aussi sur certaines structures.

Mais ils étaient avant tout pacifiques et ne souhaitaient nullement détruire quoique ce soit, l’existence de toute vie étant sacrée.

Dler avait mentionné dans son rapport que l’homme rouge avait un comportement pouvant être dangereux malgré ses apparences bienveillantes. Si les habitants de sa planète avaient les mêmes intentions de dominations, ils étaient sans doute plus pervers que Kosa ou Comb. Par ailleurs Shogg avait mentionné l’existence d’aucune arme utilisée par lui et les siens, ce qui avait surpris tout le monde. Car même dans l’Empire de la Paix, on se défendait contre des intrus armés. Et le fait de vouloir dominer ou se protéger des autres sans armes était inquiétant. Même si dans la galaxie du Diamant, il y avait très peu d’armes, l’amour universel étant dominant pour maintenir sagement l’age cyclique.
C’était bien essayé, mais il fallait renvoyer celui qui était désormais considéré comme un intrus à la case départ et avec discrétion.
Inutile de forcer les choses cela se ferait tout seul, même s’il ne pouvait expliquer son cheminement vibratoire, où alors de manière très confuse.
Difficile d’interpréter ses pensées à ce moment là, car il pratiquait volontairement une obstruction mentale particulièrement efficace et spécifique.
Il affirmait toujours être venu seul, ses compatriotes n’étaient pas forcément au courant de son voyage, et personne ne l'attendait vraiment.Comment vivaient les habitants de Togon ? Avaient-ils des intentions belliqueuses camouflées ?
Les explications de Shoog étaient toujours les mêmes, les Togons étaient des sages à la recherche d’une planète de supplément à la leur, mais leur moyens de déplacement manquaient de précision. Cherchaient ils vraiment un contact qui se devait fructueux pour leur avenir ? Quelles étaient leurs réelles relations avec les éléments de leur nature planétaire, les autres être vivants, et surtout les animaux ? Le serviteur végétal de la planète Tajoo avait aussi confirmé le manque d’alignement de Shoog à l’égard des soleils de Hâs.
Les habitants de l’Empire de la Paix n’hésitaient pas à voyager, et une délégation aurait volontiers accompagné Shogg, mais celui-ci préférait visiblement rentrer seul.

Soit, après tout, il suffirait à Dler, et les autres, d’être vigilants comme d’habitude. Et bon vent à l’homme rouge, qui de toute façon restait libre de voyager. Après tout ce n’était pas la première fois que des évènements inhabituels se produisaient. Inutile d’expulser Shogg, il n’avait visiblement pas l’intention de rester plus longtemps.
Mais Dler avait beaucoup d’intuition et devinait que Shoog projetait de prendre contact avec quelques autres galaxies voisines. N’était-il pas venu pour cela ?
Et ainsi éviter un retour direct sur sa planète. Ceci pour lui épargner quelques explications embarrassantes à ses hôtes sur son emprunt d’un espace-temps auquel il n’aurait pas dû avoir accès.
Branché au maximum sur la vigilance, Dler et ses amis souhaitèrent bon voyage à Shoog dans le sas de téléportation. A quelles vibrations correspondait son changement de forme ?...


Ils attendirent les vingt et une couleurs correspondantes aux vingt et un espaces-temps de voyage, qui devaient apparaître au dessus du sas quasi instantanément. En vain, Shogg avait disparu. Avec la téléportation, le hasard était quasiment impossible, l’électron faisant communiquer lumière extérieure et lumière intérieure. Était-il encore dans la galaxie du Diamant ?
A sa façon, Shoog avait réussi à perturber les habitants de l’Empire. Sans armes, sans violence, seulement avec son attitude ambiguë et ses facultés de sage qui l’aidaient à résister aux milieux des planètes visitées.
Les habitants de Togon avaient-ils des connaissances secrètes particulières, rien n’était exclu.
Mais dans la constellation du Diamant, on ne connaissait pas la panique. Même si, ce qui ne constituait qu’un incident certes un peu inhabituel, il serait communiqué aux seigneurs des secrets sur Cooù.





Chapitre .8




Tout est dynamique.

L’expansion du nouveau cycle.




Comb se trouvait quelque part dans la galaxie Ramus. Il avait prit contact avec des commerçants de la galaxie Maer pour des gros transferts de technologie. Il n’avait pas l’habitude des défaites et n’oubliait pas la constellation du Diamant et ses richesses. Mais il était très patient.
Néanmoins, il était perplexe et fortement troublé, lui, le pirate sans foi ni loi, par son contact avec Kùra juste avant l’attaque de sa planète. Il revivait le moment où Kùra lui demanda pourquoi il l’attaquait. Il n’avait même pas répondu que c’était pour les richesses de sa planète. C’était la première fois qu’on lui posait une telle question. Question posée par une superbe déesse qui faisait preuve d’un calme impressionnant, surtout juste avant une attaque, et qui de plus, ne savait pas de quoi elle serait faite et des dégâts qu’elle allait causer.
Et puis, il se voyait bien en possession de ces fameux dômes de protection. Ils les trouvaient fabuleusement efficaces. Comment étaient-ils faits, de quoi étaient-ils composés exactement ? Par qui était manipulées ces énergies?.Comb était loin de tout savoir, et son troisième oeil ne lui avait pas permis de tout voir.!

Fallait-il mieux s'allier à Kùra pour le savoir ? Il prendrait le temps d'y réfléchir.
Ces autres conquêtes de territoires n’avaient jamais été faites dans un tel contexte. Il jouait très souvent sur la peur avec d’énormes moyens, la soumission et parfois l’esclavage pour parvenir à ses fins. Et même s'il jouait sur la terreur qu’il inspirait, depuis quelque temps, il essayait de ne pas faire de victimes inutiles.

Kosa et son lieutenant Asu, s’étonnaient du silence du corsaire de Oukmos et de Hanias reine de Gosan, mais ne cherchaient par pour autant à prendre contact.
Cependant, pour tous, le temps ne comptait pas. Ce n’était qu’un point de repère inexact. Tout était régit par la loi des cycles propre à chaque planète, système, ou galaxie et le temps était synonyme de périodes de couleurs et d’écliptiques.

La beauté de la déesse Kùra et de sa planète était parvenue au regard de Asu, et envisager le plan d’une future agression à partir d’une visite sur Cooù, lui avait traversé l’esprit.
Il serait tout d’abord simple touriste, et étudierait avec attention le système de téléportation, généralement réservé aux habitants de l’Empire. Pourquoi eux, pourquoi ce système ne fonctionnait pas lorsque cela ne correspondait pas à certains critères bien précis. Il savait que les habitants de Cooù utilisaient des espaces-temps et croisements vibratoires particuliers. Il était près à trouver une faille. Ces connaissances étaient quand même très élevées en la matière. Les rails magnétiques invisibles sur lesquels se déplaçaient les bulles et tubes de verre, moyens de transport des habitants, l’intéressaient au plus haut point.
Ce qu’il ignorait d’important, c’est la cohésion et l’harmonie vibratoire compatible avec tous les êtres vivants de la planète, de sa banlieue et de son système, que chaque habitant devait avoir en permanence. Avec ses huit milliards d’habitants, cette planète était l’une des moins peuplées de l’Empire.
Il atterrirait tout d’abord en touriste curieux dans le faisceau de lumière prévu à cet effet au sud de la planète, avec son plus beau vaisseau, accompagné de deux de ses plus jolies compagnes.



Les sept villes de Cooù étaient reliées par un anneau-tube de lumière se déplaçant à la surface de la mer et reliant les villes entre elles à très grande vitesse. Après un accueil des plus chaleureux auquel ils ne s’attendaient pas, même s'ils en avaient entendu parler, les trois touristes furent subjugués de la beauté des lieux. Les sept villes s’appelaient Cooù. Aucune d’elle n’était désignée comme capitale.
 Même pas celle construite entièrement sur la mer.
 Dans laquelle de ses villes se trouvait la déesse Kùra ? Était-il possible de la rencontrer se demanda Asu.
Ils ne se connaissaient pas et le lieutenant de Kosa souhaitait rester discret. Mais, plus il visitait cette planète, plus il se sentait bien. Ce qui était loin d’être le cas des espions touristes, qui étaient parfois obligés de partir très vite, faute de compatibilité tellurique.
D’ailleurs, l’une de ses compagnes avait du mal à supporter un des deux soleils de Cooù, le bleu, portant le plus éloigné, mais qui ressemblait à un oeil.
Asu admira les habitants de la planète Cooù pour leur calme, leur beauté, et leur équanimité.
Ces gens ne pouvaient pas être ses ennemis . D’ailleurs, ils le prouvaient dans leur système de légitime défense, avec lequel ils se défendaient en tuant rarement leurs agresseurs. Il se demanda si Kosa et Envir II étaient déjà venus faire la même expérience touristique que lui.
Mais il était trop jeune pour savoir que Kùra était depuis longtemps, l’ennemie jurée de ses supérieurs.
Sa deuxième compagne, elle, manifesta le désir de partir de ces lieux.

Les trois touristes quittèrent la planète, mais Asu se promis de revenir seul, et de rencontrer Kùra.





Kùra entrepris d’aller voir ses deux filles sur la planète Ettas. 
Téléportée à Mud, la capitale, alors que la planète subissait quelques convulsions périodiques dans sa partie sud, avant un changement de vitesse dans sa rotation.
Elle quitta la ville par le rail magnétique, et s’enfonça ensuite à pied dans une forêt très dense avec comme seuls points de repères, une sorte d’arbres bien précis, et un détecteur de sons à son poignet. C’était la première fois qu’elle venait dans cette forêt, depuis le changement de planète de ses filles. La ceinture de sa combinaison argentée n’indiquait aucun déficit physiologique particulier. Elle aurait pu marcher ainsi pendant deux rotations planétaires sans difficulté.
L’hologramme apparu devant elle, lui indiquait que le sixième élément de cette planète pourrait lui permettre de vivre longtemps sans nourriture et sans problème, seulement avec une respiration appropriée. Accompagnée par de magnifiques oiseaux, et quelques serpents insectivores, impressionnants mais parfaitement inoffensifs.
La clairière où habitaient ses filles était entourée de cascades et de sources, d’une eau bleue à reflets verts.
Elle reçu un message télépathique de bienvenue, du dôme hexagonal dans lequel habitait ses filles et leurs compagnons natifs de Ettas.




Shoog refit surface dans le sas de téléportation de l’Empire sous-marin de Gosan. Vu la panique qu’il manifestait, il n’avait sans doute pas prévu d’arriver à cet endroit.
Et là, il s’aperçut avec horreur qu’il lui manquait sa jambe droite ! Il devina aussitôt qu’il ne pourrait plus tricher encore longtemps, sur sa façon d’utiliser des espaces-temps qu’il maîtrisait très mal. Sa jambe ne s’était pas rematérialisée ! Sa réaction fut des plus inattendues aux yeux du groupe d’accueil. Fou de rage, il essaya de détruire les arceaux de verre du sas, avec un jet à la fois électrique et liquide de couleur jaune qui jaillit de l'index de sa main droite. Tout fut pulvérisé, mais les arceaux de verre résistèrent. Il tenta de se mettre en boule et de léviter.
Trois rayons de lumière violette et rouge jaillirent de l'un des angles du sas et le désintégrèrent aussitôt sans qu’il n’ait pu faire autre chose.
Ainsi, Shoog n’était pas l’être le mieux intentionné qui soit.


L’évènement fut rapporté aux 110 seigneurs des secrets, sans être exagéré, mais prit en compte et analysé.


L’information parvint aussi à Kùra, qui en fit part à ses filles. Le compagnon de l’une d’elles se rappela alors un évènement qu’il avait vécu avec shoog lors de sa venue sur Ettas.
A l’occasion de la visite d’un sublime parc végétal, Shoog avait tué un lézard jaune, d’une façon qui parut bizarre, avec l’un des deux grands doigts d’une de ses mains. Le lézard l’avait-il mordu ? Ou titillé avec son arête dorsale ? Peut-être, mais cela restait très rare. L’incident fut heureusement très discret et n’eut pas d’autre conséquence.
Cela démontra que Shoog avait un réel problème avec les animaux, et sûrement beaucoup de courage pour les affronter. Cette information fut également transmise sur Cooù. Car nul ne savait si tous les Togons étaient dans le même cas que Shoog.

On retrouvait un cas similaire dans un des dossiers akashiques de la planète Runyas, à l’autre bout de l’Empire, et qui remontait à au moins trois cent cycles planétaires. L’évènement final fût que des gros animaux, genre dinosaures, insensibles aux jets d’acide des attaquants, avaient fini par tous les dévorer. Y avait-il un rapport lointain et peut-être similaire avec les Togons ? La disparition de Shoog allait-elle les mettre en réaction ?
Quoiqu’il en soit, le règne animal de tout l’Empire du Diamant serait mis au courant.




Le lieutenant de Kosa ne pensait qu’à retourner sur Cooù. Il n’avait rien dit à ses supérieurs, mais ses pensées n’étaient plus du tout belliqueuses, et il pensait que l’Empire de la Paix méritait bien son nom.
Il ne compta pas les cycles passés à retrouver la trace de la déesse Kùra.
Avait-il pris des risques en se faisant connaître ? Toujours est-il que Kùra le reçut le plus simplement qui soit, sans arme, autour d’une coupe de fruits, mais accompagnée par un pilote d’astronef armé d’une simple épée. La déesse était vêtue d’une longue robe pourpre à trois nuances et elle ne mit pas longtemps à détecter le trouble de son hôte. Il lui fit part de son intention de rester sur Cooù, tant il appréciait la planète et ses habitants. Il se confondit en des milliers d’excuses pour son attitude agressive, en tant qu’officier de Kosa.
Kùra n’était pas habilitée à prendre une décision seule pour l’accueillir. Il devrait passer par différents stades et augmenter son taux vibratoire, comme tous ceux qui avaient choisi cette voie.



Kosa serait-il furieux de sa décision ? Asu avait fait de son mieux pour être clair et précis dans son message d’intention. Ses compagnes ne manqueraient pas de réagir négativement, à moins que, l’une d’elle le rejoigne ! Mais il s’en moquait.
Kosa fut plus déçu que véritablement en colère, car il allait perdre son meilleur officier.
Envir II, lui, ne décolérait pas et savait, ou plutôt supposait que Kùra avait tissé sa toile autour de Asu comme autour des hommes qu’elle côtoyait en général.
Cette ennemie de longue date l’étonnait toujours autant. Pourquoi les habitants de Cooù ne lui attribuaient-ils pas le rang et les honneurs qu’elle eût mérités ? Pourquoi était-elle une femme comme toutes les autres, capable d’être reine d’une grande beauté, ou baroudeuse hors paire sur une planète inconnue ; ou mieux encore, ce que ne savait pas Envir II, de rester pendant plusieurs rotations planétaires en lévitation et méditation, pour défendre mentalement tout l’Empire contre n’importe quel agresseur, avec ses 109 prêtresses ?
Envir II se trompait lourdement. Kùra ne profitait jamais de sa beauté pour séduire les hommes, et si, elle était heureuse d’avoir ce titre, elle ne gonflait pas son égo.
Elle savait parfaitement que cela était transitoire.
Décidément le roi ne comprendrait jamais ces gens, et encore moins le lieutenant Asu qui avait changé de camp. Et pourtant Envir II n’avait plus de haine particulière. Sa colère était passagère, et depuis le temps que durait son envie d’hégémonie sur la planète Cooù, il considéra que cela pouvait attendre encore un peu.
Il ne manquait pas de richesses et d’ambitions dans ses dernières galaxies conquises, selon lui, pacifiquement.




Avec sa peau orangée et sa chevelure châtain-roux qui le différenciait, Asu était plutôt beau gosse et aurait pu être un habitant de Cooù. Mais Kùra lui fit comprendre que la beauté physique doit être ici, en rapport direct avec la beauté intérieure. Il savait maintenant de quoi elle parlait et la tâche ne le rebutait pas.
Tandis que l’orage approchait, ils marchèrent dans le parc menant au lac situé au bout du palais, escortés par des oiseaux rieurs. La pluie et un vent chaud en bourrasques s’abattirent soudainement sur la région. Kùra resta imperturbable et continua sa marche tranquille sans chercher à s’abriter. Elle était encore plus belle lorsque l’eau ruisselait sur sa peau dorée et sa longue chevelure brune, sous les éclairs rouges et orangés. Plus le jour s'assombrissait, plus ses yeux bleus-rose devenaient lumineux, et plus certains de ces pouvoirs augmentaient.
Elle prit un petit oiseau bleu et le posa sur la tête d’Asu. Ce dernier essaya de rester calme, tandis que cette femme délicieuse éclatait de rire.
La pluie cessa d’un seul coup et l’air se remplit d’une odeur citronnée. Asu se demanda comment il avait pu attaquer cette planète et ses gens si exceptionnels. Il était même décidé à donner les noms des nouveaux ennemis éventuels de l’Empire pour les protéger. Mais personne ne lui avait demandé quoi que ce soit.
Kùra lui dit tranquillement qu’il ne devait pas culpabiliser. « Tu dois t’occuper uniquement de ton avenir, lui dit-elle, dans l’Empire du Diamant le passé est rarement évoqué ».
Comment Kùra avait-elle perçut sa pensée ?
Elle éclata de rire à nouveau, sans manquer de lui préciser qu’il devait impérativement apprendre à contrôler ses pensées.
Mais elle lui dit comprendre la convoitise que suscitait sa constellation.
Le cycle est en train de changer lui précisa-t-elle, l’Age d’or se répand aux autres galaxies. Et nos ennemis auront plus envie d’adopter une certaine sagesse, que de nous attaquer. Le moment est venu pour tous d’interpréter la lumière de l’esprit, menant à l’Unité.



Une question brûlait les lèvres de l’ancien lieutenant de Kosa. Comment Kùra et ses prêtresses parvenaient-elles à envoyer cette matière rouge et multiforme, qui paralysait les vaisseaux les plus modernes, et résistait au froid et au vide spatial ? Là encore, il avait pensé tellement fort que Kùra lui répondit, mais en partie seulement. « Il s’agit de corail rouge de différents océans et mers de différentes planètes. Mais tu n’en sauras pas plus pour le moment, car il y a aussi beaucoup d'autres choses. ». La réponse lui convint, mais le laissa stupéfait.
Il n'était pas encore en mesure d'entendre que les champs magnétiques de plusieurs soleils protégeaient efficacement la planète Cooù.

Ils étaient toujours accompagnés par de magnifiques oiseaux, un animal vert et bleu ressemblant à une girafe leur coupa le chemin en faisant de grands signes de tête, comme pour leur dire bonjour.



Sur Oukmos, Comb, le pirate, reçut Hanias reine des rebelles de Gosan. La constellation du Diamant les intéressait de moins en moins. Ils venaient de découvrir trois planètes inconnues et inhabitées, propres à l’exploitation d’un minerai ultra miraculeux. Avec cet apport, ils pourraient tout ce permettre. Ce n’était qu’une question de temps. Encore fallut-il que le temps existât, et qu’il ne changeât pas, aussi bien de structure, que d’essence cosmique ou vibratoire !

L’alchimie de l’age d’or commençait à faire son œuvre.




Alors que l’age d’or se répandait dans tout le cosmos, à deux cents millions d’années-lumière sur la planète Terre, soufflait un vent de panique dans les hautes instances dirigeantes de tous les pays.
Juin 2012, toutes les prophéties annonçaient un grand changement planétaire.
Et pourtant, un grand nombre de terriens demeurait étrangement calme. Ils regardaient souvent le ciel, les étoiles, et sentaient qu’il se passait quelque chose capable de mettre à mal la conception et les points de vue archaïques de leur société de consommation, de leurs gouvernants, et de leurs banquiers despotiques.

Ils attendaient patiemment, et la plupart du temps, ils souriaient,…. car au fond d'eux- mêmes ils savaient !
                                                                                  FIN
                                                                                                                           


Remerciements :

Ce petit roman rend hommage aux 77 milliards d’habitants de la constellation du Diamant. Ils ne cessent de s’inquiéter de savoir si l’âge mental d’Age d’Or sur lequel ils orientent leurs pensées tous ensemble, va réellement nous parvenir à nous, Terriens.

Ils auront tout fait pour cela, avec amour et abnégation.




                               La TERRE,...

                               Fille des étoiles,
                               Mère des Terriens.




Vient de paraître: "Les marqueurs de l'espace temps".

   

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